CHAPITRE IV
suffisamment foroié. De l'observance de ce point dépend l'existence de la Compagnie de Jésus'. » (24 mars 1818.) Quand cette lettre arriva à Paris, Montrouge était inauguré et le Père Simpson était parti pour faire la visite des maisons de son obédience. Si peu nombreuses qu'elles fussent encore, c'était bien un tour de France qu'il fallait entreprendre. 11 commença par Forcalquier ; nous avons vu que, malgré toute son intrépidité, le Père de Clorivière n'avait pas osé tenter le voyage. En dépit des désavantages de sa situation, le Petit-Séminaire de Forcalquier avait pris en deux ans un développement considérable. Le Père Simpson y séjourna un mois entier, réglant toutes choses conformément au programme qu'il s'était tracé, c'est-à-dire en se rapprochant, autant que le permettaient les circoustances, de l'Institut de la Compagnie. Moyennant un arrangement avec l'évéque de Digne, il obtint six jeunes clercs qui, à titre d'auxiliaires, furent chargés des services de surveillance. A Bordeaux, où il se rendit ensuite, il décida qu'on retiendrait pour le même objet les jeunes gens qui se présenteraient pour entrer au noviciat. Pendant un an ou deux ils poursuivraient leurs études, tout en remplissant quelques emplois au pensionnat. Ce n'étaient là sans doute que des expédients, discutables au point de vue pédagogique; mais cependant ils réalisèrent un progrès; les maîtres furent soulagés d'autant; quelquesuns même purent être dégagés tout à fait pour recevoir au noviciat une formation qui leur avait manqué jusque-là^.