‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 152 sur 358 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

I. — Les « anciens )> disparaissent. La Congrégation générale de 1820. Le P. Fortis élu général. Le P. Richardot, Provincial de France. Novices et scolasliques français à Rome. Le troisième an. Nouvelles demandes de fondations. Quelques recrues du noviciat. Xavier de Ravignan.

II. — Le P. Joseph Coince, l'apôtre de Riga. Les Missions et les missionnaires. Le P. Claude Guyon : Un missionnaire à la taille surhumaine. Le P. de Mac-Garthy. Son genre oratoire. « Se crucifler à sa plume. »

in. — Les Jésuites acceptent trois nouveaux Petits-Séminaires : Aixen-Provence, 1821. Dôle. Situation fâcheuse du Provincial de France. Conclusion favorable, 1823. Billom. Le premier collège de la Compagnie de Jésus en France

IV. — L'action des Jésuites français presque concentrée dans les huit Petits-Séminaires. La situation légale de ces établissements, La législation universitaire de l'empire. L'Ordonnance du 5 octobre i8i4. Le régime de l'internat. Les élèves laïques dans les Petits-Séminaires. Tolérance établie par l'usage. L'Administration prétend imposer la stricte légalité. A Bordeaux. A Saint-Acheul. Les Petits-Séminaires dirigés par les Jésuites sous la Restauration ont- ils manqué au but de leur institution? L'idéal du Petit-Séminaire.

V. — Les collèges de la Compagnie de Jésus d'après les Constitutions. L'externat est la règle. Aujourd'hui les conditions sont tout autres. La question ûnancière. Le « Collège à la mode ». Peu confortable. Prospérité des Petits-Séminaires dirigés par les Jésuites. Le déclin de Forcalquier.

VI. — Comment expliquer le succès des Petits-Séminaires. Les insuffisances du personnel. La méfiance qu'inspirent les établissements

officiels. L'Université foyer d'opposition monarchique et d'irréligion. Les efforts de Mgr Frayssinous pour améliorer la situation religieuse et morale. Une lettre ouverte de Lamennais. Conclusion.

Des Jésuites français qui avaient appartenu à la Compagnie avant sa suppression en France (1763), sept s'y étaient enrôlés de nouveau après son rétablissement. Nous avons donné plus haut les noms de ces vétérans. Cinq d'entre eux furent moissonnés par la mort à l'époque où nous sommes parvenus. Le Père de Glorivière avait ouvert la marche au début de l'année 1820; le Père Simpson, qui lui avait succédé dans sa charge, le suivit à six mois d'intervalle (25 juin) ; suivi lui-même de près par le Père de Barruel (5 octobre); le 26 février 1821, s'éteignait le Père André Pravaz, et un mois plus tard le Père de la Fontaine {21 mars). Le Père Charles Fleury étant demeuré en Angleterre, où il mourut en 1825, il ne restait plus dans la nouvelle Province de France qu'un seul représentant de l'ancienne génération, le Père Jean Billy. Expulsé de Russie en 1820, il vint à Paris où il termina sa longue carrière en 1829, âgé de 92 ans'.

L'année 1820 marque une date critique dans l'histoire de la Compagnie de Jésus renaissante. Le Père Brzozowski étant mort à Polotsk, le 5 février, la Congrégation

1. A l'occasion de la mort du Père de la Fontaine, le Père Gury écrit dans les Mémoires de Montrouge : « Son corps fut déposé dans le cimetière de Vaugirai'd, à côté de ceux des PP. de Glorivière et Barruel. On vient de se procurer cette année (1829) un emplacement plus lionorable dans le cimetière du Mont-Valérien, où ces trois resi)ectal)les membres de l'ancienne Compagnie seront déposés incessamment. » (P. i54.)

L'ermitage du Mont-Valérien fut saccagé en i83o ; onze ans plus tard la création de la citadelle (it supprimer le cimetière ; les restes des Jésuites qui y avaient été inhumés furent transportés au cimetière de Montparnasse (mars 1842), où sont venus les rejoindre la plupart de leurs frères morts à Paris depuis soixante-dix ans.

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