CHAPITRE VI
temps possible. Il a dressé lui-même un projet de catalogue ; aujourd'hui sans doute ce choix de livres paraîtrait sévère et peu intéressant. A la vérité, comme le disait Villemain dans son Rapport de 1843, après avoir énuméré les ouvrages mis entre les mains des élèves de l'Université, « tout est sérieux et solide dans cette étude ». Mais il est hors de doute que l'on avait, il y a cent ans, sur les lectures destinées à la jeunesse des idées moins larges que celles d'aujourd'hui. Qui oserait dire que l'on avait tort? Au surplus le Plan cV études se borne à l'énumération de quelques ouvrages de fond ; nous voyons dans les Annales de Saint- Acheul que, dès 1820, la bibliothèque des élèves comptait 4.000 volumes'.
En ce qui concerne les punitions, le Plan d'études se borne à quelques indications sommaires. Il pose en principe que « les plus convenables sont celles qui humilient le plus », et qui ont un rapport plus direct avec la faute. Un autre principe, c'est qu'il ne faut pas les multiplier, mais bien plutôt faire en sorte de pouvoir s'en passer. « Le moyen le plus eiïicace pour punir et même pour prévenir les fautes, ce sont les notes de semaine, surtout lorsque les professeurs s'entendent avec le président d'étude, encore plus lorsqu'elles trouvent leur sanction dans le blâme ou les éloges du préfet des classes et du Supérieur. » L'idéal serait donc de pouvoir se contenter des notes bonnes ou mauvaises. Les Jésuites les ont toujours considérées comme la sanction normale et ordinaire. Le Père Jouvency déclare nettement que le professeur qui sait son métier n'en emploiera guère d'autres^.
Mais il faut compter avec la réalité. Maintenant surtout qu'il ne s'agissait plus seulement de faire une classe, mais