‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 214 sur 358 · CHAPITRE VU 3ii · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU 3ii

lorsque l'évêque, cédant à des influences sur lesquelles le correspondant ne s'explique pas, retira la parole donnée. Le Supérieur, très contrarié, voulait envoyer sa démission et, tout sexagénaire qu'il était, demandait à être admis au noviciat. Le Père Godinot lui persuada de rester à son poste ^

Le nouveau Supérieur de la Province de France avait bien vite constaté qu'il lui importait de se fortifier à l'intérieur beaucoup plus que de s'étendre au dehors. C'est pourquoi il concentra ses soins sur les maisons de formation. Les étudiants en théologie avaient été ballottés jusqu'ici de Paris à Saint-Acheul et de Saint-Acheul à Paris. Pour les soustraire aux distractions inévitables du collège, ceux du grand cours avaient été en dernier lieu rappelés à la rue des Postes, où ils étaient entassés dans des conditions aussi peu favorables au travail qu'à l'hygiène. Dès son entrée en charge le Père Godinot se préoccupa de leur procurer une installation plus confortable. Quelques jours après son arrivée à Rome, il pouvait écrire au Supérieur de Montrouge de conclure l'affaire engagée dans ce but avant son départ. (15 décembre 1824.) Il s'agissait de l'achat d'une maison à Vitry. Quelques semaines plus tard les théologiens y étaient transférés; pour la première fois ils occupaient un logis à eux, avec un peu d'espace libre au grand air et à distance du tumulte de Paris et du va-et-vient non moins troublant d'un collège. Le scolasticat de Vitry subsista jusqu'au jour où les Ordonnances de 1828 rendirent disponibles les bâtiments plus vastes du pensionnat de Dôle.

Quelques mois auparavant le Père Godinot avait inauguré une fondation plus importante encore pour l'avenir de la Société en France. Le noviciat de Montrouge ne suffisait plus à recevoir tous ceux qui sollicitaient leur admission. A la date de 1823, le Père Gury note dans les

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