I . Le P. Godinot au R. P. Forlis, 2 décembre i8a
Mémoires : « Le nombre des novices étudiants est de 65 ou 66 ; on en attend quelques autres... Parmi ceux qui se sont présentés on en a refusé un plus grand nombre. » Il était urgent d'ouvrir un second noviciat, d'autant plus que la distance était un obstacle sérieux pour le recrutement dans toute la moitié méridionale de la France.
L'établissement d'Avignon, que le mauvais vouloir de quelques personnages puissants dans les conseils ecclésiastiques avait fait échouer en 1814, était maintenant réclamé par les premières autorités. Dès le 28 février 1824, le Père Godinot écrivait à l'archevêque, Mgr de Mons : « J'ai l'ordre du Père Général de vous satisfaire ; je ne tarderai pas à aller à Avignon pour enconférer avec Votre Grandeur. » Au mois de mai suivant, le Provincial se mit en route pour la visite du Midi. Si nous en croyons l'annaliste de Montrouge, il fît en passant à Lyon quelques tentatives pour y établir le noviciat qu'il projetait. Mais ce fut sans succès. Le cardinal Fesch, au nom duquel les vicaires-généraux administraient encore le diocèse, ne dissimulait pas son peu de bienveillance à l'égard des Jésuites. Mais arrivé à Avignon, continue l'annaliste, le Père Godinot « ne tarda pas à avoir de grandes espérances. Tout était disposé en faveur de l'établissement, soit du côté de Mgr l'Archevêque, soit du côté des magistrats, soit du côté de la ville ». Dans une note au Père Varin, datée du 8 juin, il écrivait : « Noviciat d'Avignon accepté aujourd'hui. » Lui-même d'ailleurs consigne dans le Mémorial de sa visite, que l'archevêque, aidé d'un comité choisi parmi les premières familles de la ville, a réuni des fonds pour l'achat de l'hôtel de Galvière, où sera établi le noviciat^
Comme les réparations et l'aménagement de celte ancienne demeure devaient durer quelques mois, on comptait s'installer provisoirement dans l'hôtel de Yidaud,
I. Le prix d'achat de l'hôtel de Calvicre a été de 5o.ooo francs, plus io.5oo pour le jardin. {Diar. visitât. 1824-1827.)