‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 220 sur 358 · I. Vieil-Gastel, Histoire delà Restauration, t. XIV, p · texte numérisé non relu

I. Vieil-Gastel, Histoire delà Restauration, t. XIV, p

L'aveu d'Armand Carrel est devenu classique. Il écrivait dans le National du 17 octobre 1882 :

« La Restauration est tombée et avec elle les Jésuites. On le croit du moins. Cependant toute la France a vvi la famille des Bourbons faire roulade Paris à Cherbourg et s'embarquer tristement pour l'Angleterre. Quant aux Jésuites, on ne dit pas par quelle porte ils ont fait retraite ; personne n'a plus songé à eux le lendemain de la Révolution de Juillet, ni pour les attaquer ni pour les défendre. Y a-t-il encore, n'y a-t-il pas encore des Petits-Séminaires, des Congrégations non autorisées par la loi? Il n'est pas aujourd'hui de si petit esprit qui ne se croie avec raison au-dessus d'une pareille inquiétude; et de très grands esprits s'étaient consacrés sous la Restauration à inspirer à la France la haine et la peur de cette Congrégation jésuitique, qui n'existait peut-être point ou ne valait pas la peine qu'on s'enqult de son existence. On savait bien que la Société de Jésus proprement dite n'offrait pas de bien grands dangers. On n'en voulait qu'à l'esprit jésuite, l'esprit dévot, l'esprit tartufe ; c'était re3(prit de la dynastie régnante. On s'entendait à merveille sur la valeur du molJésuitisme; il était synonyme de dévouement à la légitimité. On disait dans ce temps-là Jésuite pour royaliste. »

a. Vieil-Castel, op. cit. Ibid.

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