CHAPITRE VII
son royaume des hommes franchement dévoués à lui, il est un homme qui..., qui gouverne à son gré des hommes qui vont étendre son empire dans toutes les provinces; sa volonté, un seul regard même peuvent mouvoir mille bras armés de poignards pour assassiner les princes et détruire les empires.
« ... Dans un appartement obscur de Montrouge, tous les huit jours, à l'entrée de la nuit, les novices se rendent, à la suite du Père Gury, au pied de la statue d'Ignace et de François Xavier, pour entendre les mystères de la Société... Ils jurent... de n'épargner rien pour exterminer la race des méchants et d'abattre aux pieds de leur saint Ignace toutes les couronnes de l'univers. Ils vont à la suite de leur Père Maître fouler aux pieds les vanités du monde représentées par un roi revêtu de ses ornements royaux, environné de sceptres brisés, de couronnes fracassées et de débris de trônes; tout autour on voit les nations du monde chargées de chaînes, figurées par trois animaux, le taureau, le lion et l'aigle, etc., etc.. Le Vendredi-Saint, après les cérémonies de la Passion de Jésus-Christ, tous les novices vont frapper d'un coup de poignard la statue de Ganganelli qu'ils croient enchaîné par des liens de feu dans le fond des enfers, celle d'un roi de France et de son ministre Ghoiseul, celle encore de Pombal et de son roi faible qui laissa opprimer la Société^... »
Il y a des pages et des pages remplies de ces insanités, et à chaque instant le conteur se met en scène et vous rappelle qu'il parle de ce qu'il a vu et entendu :
J'étais là : telle chose m'advint.
Il publia ainsi de 1826 à 1829 : Les Jésuites modernes ; Mémoires d'un jeune Jésuite^ ou Conjuration de Montrouge^ pour faire suite aux Mémoires de M. le Comte de Montlosier ; Nouveau Mémoire à consulter du jeune Jésuite; Les