INTRODUCTION XXXI
aux études qu'elle suppose. Déchargés, dans une certaine mesure, d'un fardeau parfois écrasant, ils pourront, croyons-nous, se recueillir mieux que par le passé, pousser plus loin leur culture littéraire et scientifique et prendre dans le mouvement intellectuel contemporain un rôle plus considérable. Ce sera un des résultats de la persécution, résultat sans doute peu prévu des persécuteurs.
Il nous reste à mentionner les périodiques fondés, rédigés ou dirigés, pendant le siècle, par les Jésuites français. Tout d'abord, les Etudes^ revue d'intérêt général, où tout sans doute se rapporte à la défense de la Religion et de l'Église, mais qui n'exclut de son cadre aucune branche des connaissances humaines. Elle compte aujourd'hui 58 ans d'âge, et en défalquant 7 ans d'interruption forcée, .51 ans de vie active, au bout desquels elle aura atteint son 14i« volume. Ensuite, le Messager du Sacré-Cœur, organe de V Apostolat de la prière, qui a donné naissance à toute une lignée de Messagers, aujourd'hui au nombre de 42, publiés en 26 langues dans le monde entier.
Vient ensuite par ordre d'ancienneté la Revue des Institutions et du Droit, organe de r« Association des Jurisconsultes chrétiens ». Revue et association eurent pour fondateur et premier directeur un modeste Jésuite de Grenoble, qui passa en faisant peu de bruit et beaucoup de bien.
Nommons encore la Nouvelle Revue théologique, le Recrutement sacerdotal, les publications de VAction populaire,deY{eims,eX.c. Qu&ntau\Bulleti?is ou Annales d'œnwres pieuses, nous ne les mentionnons que pour mémoire, aussi bien que les périodiques divers auxquels les Jésuites français ont apporté une collaboration régulière ou intermittente. Enfin nous ne pouvons oublier les Revues et journaux qu'ils publient dans chacune de leurs Missions dans la langue des indigènes.