‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 297 sur 358 · I. Voir le Moniteur, 29 avril i · texte numérisé non relu

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logique de Fliomme qui osait les appuyer de pareilles preuves. La leçon était dure, on ne pouvait dire qu'elle ne fût pas méritée ; la première condition pour avoir droit au respect, c'est de se respecter soi-même et d'éviter certaines légèretés. Toutefois les supérieurs du Père Loriquet, on ne sait trop pourquoi, furent d'avis que mieux valait garder le silence; le Père Loriquet accepta ce sacrifice. Sa lettre ne fut pas envoyée au destinataire, qui d'ailleurs ne tarda pas beaucoup à la connaître ; l'humble vieillard mourait l'année suivante (9 avril 1845) et la lettre fut publiée dans sa biographie qui parut quelques mois après.

Trois noms principalement résument l'histoire de Saint-xA.cheul : le Père Loriquet, Supérieur, le Père Sellier, directeur spirituel et le Père Guidée, préfet général.

Le Père Louis Sellier eut un rôle prépondéran-t dans les origines du fameux collège. C'est par lui que Saint- Aclieul se rattache à rétablissement que les Pères de la Foi avaient fondé au début du siècle à Amiens. Transféré ensuite à Moutdidier, il y subsista en dépit des décrets impériaux et ne fut fermé que sur la fin de 1812. Le Père Sellier, qui le dirigeait alors, donna rendezvous pour des jours meilleurs aux élèves et aux maîtres qu'il avait formés. Moins de deux ans plus tard, il les convoquait en elïet à Saint-Acheul, où il entrait luimôme, novice de la Compagnie de .Jésus.

Dès cette première rentrée de 1814, le Père Sellier prêcha pendant huit jours la retraite des élèves, donnant ainsi tout d'abord à l'institution naissante la piété pour gardienne du bon esprit et des bonnes mœurs. Il remplit le même ministère plusieurs années de suite; il était d'ailleurs le prédicateur ordinaire des élèves qui ne se lassaient pas de l'entendre. Les Annales rapportent un fait

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