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CHAPITRE X

I. — Les huit Petits-Séminaires étaient une charge trop lourde pour la Province de France ; leur fermeture a d'heureuses conséquences. Organisation de maisons d'études et de résidences. Montrouge maison de retraite. Paray-le-Monial. Les Jésuites travaillent au procès de béatification de Marguerite-Marie Alacoque. Le P. Debrosse aumônier de la Visitation.

II. — Commencements de la maison de Vais. Mgr de Bonald appelle les Jésuites au Puy. Le P. Cliauchon meurt à la peine. Le P. Guillermet. Les Missions de campagne. Les Jésuites au pèlerinage de Notre-Dame de Liesse. Témoignage que leur rend l'évêque de Soissons.

III. — Les Jésuites français sont appelés en Portugal. Don Miguel. Les descendants de Ponibal. Mission du Loureto. Le P. Joseph Barrelle. Les Jésuites au folleginho. Don Miguel leur confie le Collège des Arts à Coïmbre. Marche triomphale. Devant le cercueil de Pombal. Aujourd'hui V Hosanna, demain le Tulle. Décret officiel du rétablissement de la Compagnie en Portugal. Don Pedro l'emporte. Les Jésuites traqués par la populace de Lisbonne. Retour de Coïmbre. Le fort Saint- Julien. Expulsion du Portugal.

IV. — Les operarii en France. Encore les Missions. Le Père Claude Guyon à Notre-Dame. Le P. Bellefroid à Louis-le-Grand. Mort de Mgr de Bausset-Roquefort. Mort de Léon XII. Élection de Pie VIII. Mort du P. Fortis. Élection du P. Roothaan. Sage recommandation pour les annalistes. Mort du cardinal de Clermont-Tonnerre. Mort de Mgr Feutrier. Fin du provincialat du P. Godinot. Caractère de son administration.

V. — Le P. Julien Druilhet est nommé Provincial de France. Ses antécédents. Encore les Ordonnances de 1828. Elles irritent les catholiques, soutiens de la monarchie, sans satisfaire les libéraux. Le ministère Martignac s'use dans l'équivoque. Sa chute. Avènement du ministère Polignac. Le conflit éclate entre le Roi et la Chambre des Députés, Les Ordonnances de i83o. La Révolution de juillet. Son

caractère violemment antireligieux. Les Jésuites désignés aux fureurs populaires. A la rue de Sèvres ; à Montrouge ; à Saint- Aclieul ; à Dôle, etc. Vannes et Vais échappent à la tourmente. VI. — Le P. Druilhet pendant la Révolution. On cherche des asiles. Les scolastiques à Brigue en Valais. Les novices en Espagne et en Piémont. Leur fidélité à leur vocation. Coup d'œil sur les ruines. La vraie fraternité internationale, La Province française au lendemain de la Révolution de juillet.

Les huit Petits-Séminaires dont la Province de France à ses débuts avait assumé la charge étaient pour elle un fardeau trop lourd. Avec le régime de l'internat que la Compagnie de Jésus n'a jamais subi que comme un mal nécessaire, ces établissements exigeaient un personnel qu'elle ne pouvait fournir qu'au détriment de ce qu'on appellerait en langue militaire la formation de ses recrues. Nous avons eu déjà l'occasion de signaler les inquiétudes des Supérieurs majeurs à ce sujet. En 1826 le Père Rozaven écrivait de Rome au maître des novices de Montrouge : «Je suis convaincu comme vous que la constitution actuelle de nos maisons est mortelle pour nos scolastiques ^ » 11 aurait voulu que, au sortir du noviciat, tous ces jeunes gens fissent les études prescrites par l'Institut et qu'ils ne fussent envoyés dans les pensionnats qu'après l'ordination sacerdotale. Telle n'est pas, à vrai dire, la règle ni la pratique traditionnelle de la Compagnie ; mais l'Assistant de France estimait que ce qui était sans inconvénient dans les collèges d'autrefois ne l'était plus dans ceux d'aujourd'hui.

Si douloureuse que fût la blessure des Ordonnances, on n'en éprouva donc pas en haut lieu une peine excessive ; on ne fut même pas éloigné d'y voir un bienfait providentiel. Un an après l'exécution, le Père Rozaven écri-

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