‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 2)Chapitre 55 sur 358 · Cf. Études, t. XGVI, p · texte numérisé non relu

Cf. Études, t. XGVI, p

a. Le Cardinal Fesch, par l'abbé Lyonnet. i84i, t. I", p. aga.

Pères de la Foi de vivre selon leurs règles, au su de l'archevêque et avec son approbation.

Mieux encore, lui-même se soumettait en quelque sorte au régime intérieur de la Société. C'est en effet avec le Père Varin, résident à l'xVrgentière, que le cardinal correspondait pour tout ce qui touchait à l'administration du Petit-Séminaire. Or, le Père Varin était Supérieur des Pères de la Foi, mais non pas du Petit-Séminaire qui avait pour !?upérieur le Père Gabarat. Celui-ci écrivait un jour au vicaire général, Çholleton : « Son Éminence a promis à M. Varin qu'aucua étudiant ne resterait contre notre gré. » (20 septembre 1805.) « Nous sommes votre famille », écrivait de son côté le Père Varin au cardinal'. Tout cela serait inexplicable, si les Pères de la F'oi n'eussent été pour l'archevêque de Lyon, au for de la conscience comme au for civil, que des « individus isolés », sans liens et sans dépendance les uns avec les autres.

11 y a eu des situations analogues en des temps moins éloignés de nous. Les gouvernements persécuteurs ont très bien compris que leurs interdictions pourraient toujours être éludées, tant qu'ils ne pénétreraient pas dans le domaine de la conscience, qui pourtant devrait leur être fermé ; et c'est pourquoi nous voyons figurer dans nos lois scolaires, à partir de l'Ordonnance de 1828, la disposition monstrueuse qui oblige ceux qui veulent participer à l'enseignement libre de déclarer par écrit qu'ils n'appartiennent à aucune Congrégation religieuse.

Le cardinal Fesch avait pris les Pères de la Foi sous sa protection; pour l'en punir. Napoléon, comme il le raconte lui-même, lui « enjoignit de dissoudre sur-lechamp tous leurs collèges ou séminaires». Il va sans dire que l'empereur ne comptait pas pour l'exécution de ses

I. Cr. Leislensfhneider, I.e Petit Séminaire Je VAr^cr.tière.

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