‹ La Compagnie de Jésus en France (volume 3)Chapitre 62 sur 362 · I. Il Gesuita moderno · texte numérisé non relu

I. Il Gesuita moderno

ses répugnances à saisir le public de ses justes griefs contre une malveillance obstinée. Il adressa au journal une réponse que celui-ci se garda de faire connaître, mais qui parut dans VUnivers et d'autres feuilles religieuses. En voici la substance : «J'ignore absolument ce que votre correspondant a voulu dire en vous parlant d'un parti ye^MJ/e àRome, en Piémont. Les vrais Jésuites, c'est-à-dire les membres de la Compagnie de Jésus ne sont nulle part des hommes de parti. Notre Compagnie est un Ordre solennellement approuvé par l'Église ; son but unique est celui exprimé dans son Institut, la gloire de Dieu et le salut des âmes. Ses moA^ens sont la pratique des conseils évangéliques et le zèle dont les apôtres et les hommes apostoliques de tous les siècles lui ont donné l'exemple ; elle n'en connaît point d'autres. La politique lui est étrangère ; elle n'a jamais lié son sort à un parti quel qu'il puisse être... La calomnie peut bien se complaire à représenter les Jésuites mêlés aux intrigues politiques, mais j'en suis encore à attendre qu'on m'en signale un seul qui se soit écarté sur ce point de l'esprit et des prescriptions formelles de notre Institut. . . Je repousse donc. Monsieur, de toute l'énergie de mon âme, et en mon nom et au nom de l'Ordre tout entier qui m'a nommé son chef, la calomnie à laquelle vous avez ouvert les colonnes de votre journal. Il est aussi contraire à la vérité qu'à la notoriété publique que les Jésuites soient en état de complot permanent contre l'auguste Pontife que l'univers entier salue de ses acclamations. Aimer, vénérer, bénir, défendre le Pape Pie IX, lui obéir en toutes choses, applaudir aux sages réformes et aux améliorations qu'il lui plaira d'introduire, est pour tous les Jésuites un devoir de conscience et de justice qu'il leur sera toujours doux de remplir. Ce sera de plus, pour les Jésuites en particulier, un devoir de reconnaissance, puisque, dès le jour où Pie IX a ceint la triple couronne, il n'a cessé de donner à la Compagnie de Jésus des gages de sa bienveillante et paternelle affection. » (14 Septembre 1847.)

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