CHAPITRE IV
donner à notre tour à ces bons Pères l'hospitalité ; et nous seronsheureux, si nous pouvons, dans nos résidences, leur adoucir les peines de l'exil. » (2 Octobre 1835.)
Quelques semaines plus tard, c'est au Supérieur de la résidence de Toulouse que le Provincial écrit pour lui recommander « d'accueillir avec l'empressement de la charité tous nos Pères et Frères d'Espagne persécutés », « de leur rendre ce qu'ils nous ont donné en 1830 avec tanl de charité. » (6 Novembre 1835.) Enfin, le Père Roothaan ayant annoncé la prochaine arrivée en France d'un certain nombre d'Espagnols, le Père Renault se hâte de lui en témoigner sa joie : «...Qu'ils viennent; ce sera pour nous un bonheur de leur adoucir, autant que possible, une si grande épreuve. Je l'ai dit et j'aime à le répéter : nos maisons leur sont ouvertes à tous, à tous sans exception^ et nos cœurs encore davantage. » (2 Février 1836.) De son côté le Père Boulanger, recteur du scolasticat de Vais, offrait sa maison pour recevoir les théologiens et les philosophes. « Je viens d'écrire de nouveau au R. P. Alorey (Provincial d'Espagne), de la part de notre Père Provincial, et je le prie avec toutes les instances possibles de diriger vers la France tous ceux qu'il pourra'. » Ces fraternelles invitations furent acceptées des Jésuites d'Espagne. Une douzaine de scolastiques figurent dés la