I. lOid
Cahour, lequel eut pour successeur le Père de Ponlevoy. Il en fut de même pour les philosophes de l'une et de l'autre Province ; ceux qui devaient pousser plus avant l'étude des Mathématiques et des Sciences continueraient à aller à Paris. Enfin les théologiens seraient rassemblés à Vais.
Grâce à son éloignement des grands centres, le scolasticat de Vais, ignoré des journalistes et des politiciens, vivait des jours tranquilles. On aurait pu lui faire la même querelle qu'à Saint-Acheul ; c'était aussi une maison de « Hautes Etudes ecclésiastiques », reconnue par l'évêque, mais en réalité indépendante du séminaire diocésain et qui n'avait reçu du Grand Maître de l'Université aucune sorte d'autorisation. Assurément si M. Cousin eût connu son existence, il n'eût pas manqué de dénoncer cette autre infraction aux sacro-saintes lois du monopole. Vais dut à son obscurité d'être laissé en paix. Lors de la division des Provinces, le Père Boulanger, qui en avait été le premier recteur, fut rappelé dans le Nord, et il eut pour successeur le Père Louis Valantin, l'aîné de quatre frères d'une excellente famille de Mende, qui se donnèrent à la Compagnie dès la première heure, trois en 1814 et le plus jeune en 1815 ^ C'est lui qui avait gouverné le collège du Passage pendant ses trois dernières années au milieu de tribulations et d'alertes continuelles. Les cinq années qu'il passa à la tête du scolasticat de Vais furent au contraire de celles que l'on peut dire heureuses et qui par cela même fournissent peu d'aliment à l'Histoire. Les théologiens n'y étaient pas fort nombreux; même après
I. Le P. Louis Valantin, né le la janvier 1786, mort à Mende le i4 avril 1868. — Le P. Alphonse Valantin, né le i5 mars 1787, mort à Vais le 21 mars i858. — Le P. Jules Valantin, né le aS février 1788, mort à Bordeaux le 18 décembre i85i. — Le P. Daniel Valantin né le 3 août 1793, mort à Vais le a6 février 18G7.