Plus exactement
Provincial et moi parmi leurs membres honoraires (elle a déjà reçu plusieurs des membres les plus distingués du clergé), que ce titre, si nous voulions bien l'accepter, nous mettrait à même de connaître parfaitement l'esprit de la congrégation, la nature et le grand nombre de ses œuvres, d'y aider aussi par notre influence et les services spirituels que les Nôtres pourraient lui rendre... » (11 Mars 1837.)
Il n'est pas dans les usages de la Compagnie d'accepter des situations honorifiques comme celles qui étaient oftertes au Père Renault et au Père Druilhet. Après la mort du Père Roger, il n'y eut entre la résidence et la grande congrégation lyonnaise aucune relation officielle. Mais en 1847, le vicaire général qui la dirigeait ayant pris sa retraite, les congréganistes demandèrent que le Père de Jocas lui fût donné pour successeur. Leur désir répondait au vœu du cardinal de Donald, qui venait de confier aux Jésuites une association de jeunes gens qui lui tenait particulièrement à cœur. Depuis lors la congrégation dite des Messieurs n'a pas cessé d'être sous la direction d'un Père de la Compagnie. Ce serait assurément forcer l'expression du Père Druilhet que de lui prêter les allures d'une société secrète. La congrégation n'a aucune raison de redouter la lumière; mais, fidèle à l'esprit du Père Roger, elle évite de se produire au dehors et s'ajjstient de tout ce qui pourrait appeler sur elle l'attention publique. Elle se contente d'entretenir sans bruit chez ses affiliés une piété solide et agissante, les laissant d'ailleurs aux inspirations de leur zèle et de leur charité. Une chose certaine, c'est qu'elle a été depuis plus de cent ans un foyer intense d'apostolat laïque. Parmi les œuvres innombrables par lesquelles s'affiirmç la vie religieuse des Lyonnais, il en est bien peu qui n'aient trouvé dans la congrégation des Messieurs leurs promoteurs les plus influents et les plus dévoués.
Quelques jours plus tard, le Père Druilliet revenait dans sa correspondance avec le Père Roothaan sur l'état