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Lettre du P. Renault au P. Guidée, 4 août

2. Cf. Notices historiques, etc., par le P. Achille Guidée. Tome II, p. I 5.

3. Le P. Ronsin paraît avoir eu un don spécial pour ramener les hérétiques à la vraie foi. Il eut une part considérable dans la conversion du duc régnant d'Auhalt-Goelhen et de sa femme, sœur du roi de Prusse, qui ûrent leur abjuration entre les mains de l'archevêque de Paris, le 24 octobre 1826. Le 5 juillet il avait lui-même reçu l'abjuration du secrétaire de ce prince, M. Albert de Haza-Piadlitz qui donna plus tard un de ses fils à la Compagnie de Jésus. Nous avons trouvé dans les Archives de la Province de Toulouse une note manuscrite du P. Ronsin sur Onze abjurations reçues par lui entre i8a5 et i83o, de personnes démarque, Allemandes pour la plupart, et non compris les deux Altesses sérénissimes d'Anhalt.

Le Père Ronsin était l'un de ceux que l'on peut regarder comme les fondateurs de la nouvelle Compagnie de Jésus en France. On se rappelle que, en la fête de saint Ignace, 31 juillet 1814, neuf Pères delà Foi se trouvèrent autour du Père de Clorivière qui venait de les admettre au noviciat. Le Père Ronsin faisait partie de cette avantgarde. Six de ses compagnons l'avaient précédé dans la tombe; le Père Loriquet venait de mourir à Paris, un an auparavant. 11 ne restait plus que le Père Béquet et le Père Varin qui, arrivé le premier de tous, fut aussi le dernier à partir. Toutefois, le Frère Malet, membre lui aussi du petit groupe et le premier des coadjuteurs temporels, lui survécut encore dix ans *.

D'autres noms rencontrés au cours de cette Histoire venaient encore prendre place au nécrologe à côté de celui du Père Ronsin. C'était, un an avant lui, le Père Claude Guyon succombant après une courte maladie, en pleine Mission à Lavaur. (25 Novembre 1845.) Il avait à peine soixante ans. On peut bien dire qu'il tombait sur le champ de bataille, les armes à la main, et c'était bien ainsi que devait finir l'incomparable missionnaire . Le Père Etienne Déplace n'avait devancé le Père Ronsin que de trois semaines. (17 Octobre 1846.) A son retour de Prague, l'ancien précepteur du duc de Bordeaux était venu, lui aussi, prendre du service à la résidence de Toulouse. En 1839, il avait succédé au Père Druilhet comme Supérieur à Lyon; son triennat achevé, il se trouva à bout de forces; il traîna encore un reste de vie dans les maisons d'Aix et de Marseille, et il vint enfin mourir à Avignon. On avait fort à propos obtenu depuis peu l'établissement d'un

I. Les dix premiers Jésuites français de la nouvelle Compagnie, neuf prêtres et un laïque, furent admis au noviciat du 19 au a3 juillet i 8i4. Voici la date de leur mort : P. Léopold Boissard, ler mars 1819; P. Augustin Goulon,3i octobre i83i; P. Pierre Roger, i5 janvier iSSg; P. Etienne Dumouchel, i5 janvier i84o; P. Nicolas Jennesseaux, 9 octobre i8/j2;P. Nicolas Loriquet, 9 avril i845; P. Pierre Ronsin, 4 novembre 1846; P. Pierre Béquet, 26 janvier 1849; P.Joseph Varin, 19 avril i85o; Fr. Jean Malet, 22 mars 1860.

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