‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 216 sur 382 · CHAPITRE VJII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VJII

à la prière et invoquer pour son Ordre, avec une foi simple et confiante, le secours des puissances célestes. C'est ainsi que, à cette date solennelle de 1840, le Général de la Compagnie de Jésus pensait à se faire recevoir, lui et toute la Société, dans l'archiconfrérie du Très Saint Cœur de Marie. Fondée parle pieux curé de Notre-Dame des Victoires, l'abbé Dufriche des Genettes, elle venait d'être canoniquement érigée par Bref pontifical. (7 Juillet 1838.) Nous avons raconté les premières relations du fondateur avec la Compagnie de Jésus, à laquelle il aurait voulu appartenir ^. Sa correspondance avec le Père Roothaan témoigne assez que son affection pour la famille de saint Ignace ne s'était point altérée. « J'aurais bien le besoin, mon très bon et très Révérend Père, lui écrivait-il un jour, de vous exprimer, en vous remerciant des bontés dont vous m'avez comblé pendant mon séjour à Rome^ tous les sentiments que vous m'avez inspirés; mais je sens que mon esprit ne satisfait point mon cœur. Je me contenterai de vous dire que votre souvenir est pour toujours gravé dans mon cœur et qu'il y entretiendra les sentiments d'une vive reconnaissance et d'un doux et respectueux attachement. » (10 Septembre 1842.) Quant au Père Roothaan, voici comment il s'exprimait au commencement de 1841, dans une Lettre circulaire sur l'archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires : « La fin que se propose cette admirable association, et avec un succès si prodigieux, est trop propre à la vocation de la Compagnie pour que nous puissions nous contenter de cette participation commune et générale en disant tous les jours : Particeps ego siim omnium timentium ^e-. J'entends donc m'unir en esprit avec les pieux associés, tous les jours, et particulièrement à l'heure de la réunion à Notre-Dame des Victoires tous les dimanches et fêtes, et cela non

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