I. Voir Tome Premier, p. i
a. « Seigneur, je suis participant de tous ceux qui vous craignent. » (Ps. cxviii, 63.)
seulement comme particulier, mais comme Général quoique si misérable, de la Compagnie de Jésus. » (17 Février 1841.)
Le Père Roothaan ne s'en tint pas là; l'année suivante il demanda et obtint l'affiliation dans les formes pour toute sa famille religieuse. L'abbé des Genettes lui écrivait le 10 septembre 1842 : « J'ai eu le bonheur d'agréger la sainte Compagnie de Jésus en corps à l'Archiconfrérie le jour de l'Assomption. J'attends une occasion pour vous envoyer le diplôme. » De son côté, le Provincial de Paris, en faisant part de la nouvelle aux maisons de sa Province ajoutait: « La Compagnie tout entière a donc été mise aux pieds et, pour ainsi dire, dans le Cœur de Marie, le jour même ou notre Père saint Ignace, prosterné avec ses premiers compagnons dans l'église de Montmartre, établissait notre Société et la mettait sous la protection spéciale et toute-puissante de Celle que nous aimons à appeler Notre Reine, Regina Societatis Jesu. {27 Septembre 1842.) Nous voyons dans la correspondance du même Provincial que la Compagnie de Jésus voulut laisser un souvenir de son affiliation. Le Père Arthur Martin fut chargé de dessiner et de diriger l'exécution d'un parement pour l'autel de Notre-Dame des Victoires, comportant trois médaillons relatifs à l'histoire de la Société. Le devis était de 5.000 francs. (22 Septembre 1842'.)
L'abbé des Genettes continua à entretenir avec le Général des Jésuites des rapports empreints d'une affectueuse confiance. Il le tenait au courant des « merveilleux progrès » de l'Archiconfrérie. « La voilà qui compte 400.000 inscrits et 3.050 confréries affiliées. » (13 Février 1843). Mais de tels succès provoquent des jalousies; l'œuvre rencontre des adversaires, là surtout où elle ne devrait trouver que des amis et des zélateurs. Le curé de Notre-Dame des Victoires a en ce moment une grosse inquiétude. L'archevêque de Paris vient de rappeler dans