‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 23 sur 382 · Archiv. lugd. XXi, p · texte numérisé non relu

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Sur la demande de la Congrégation générale, le Père Roothaan avait en elFet confirmé l'Ordonnance de son prédécesseur. Sans attendre d'être rentré à Paris, le Père Godinot envoyait de Nice à toutes ses communautés le décret interdisant à nouveau d'enseigner les sept propositions. (17 Septembre 1829.) La portée de la défense était d'ailleurs enfermée comme précédemment dans des limites précises : « Notre intention n'est pas de censurer aucune de ces propositions, ce qui ne nous appartient pas. Nous ne voulons pas non plus rendre suspects en matière de foi ceux qui les soutiennent. Aussi, en n'adoptant pas de semblables doctrines dans nos écoles, il n'est pas pour cela dans nos intentions que les Nôtres les attaquent et les combattent. Bien plus notre volonté expresse est que l'on évite toute dispute qui pourrait blesser ou altérer la charité. »

L'Assistant de France complétait la pensée du Général par une déclaration qui n'aurait pu prendre place dans un document officiel, mais qu'il fallait pourtant faire entendre : « Nous désirons bien sincèrement la paix; nous ne ferons rien pour provoquer les disputes; nous les éviterons autant qu'il sera en notre pouvoir. Mais aucun homme, quel que soit son talent, quelque opinion qu'il ait de luimême, n'a le droit d'exiger que nous suivions ses sentiments ' . »

Assurément, mais d'autre part, même après le décret du Père Roothaan, ceux qui s'étaient laissé séduire par le système mennaisien ne se croyaient pas plus qu'auparavant tenus d'y renoncer. Les correspondances du temps témoignent que certains adressaient au Général lui-même leurs argumentations accompagnées de leurs regrets. La doctrine de l'autorité du sens commun leur paraissait si raisonnable, « si conforme, ou pour mieux dire, presque identique à la doctrine catholique, appuyée sur la même base, ayant la même règle, qu'elle ne saurait être une

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