I. Au P. Varin. Ibid., p
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doctrine fausse, ni une doctrine funeste ». Aussi a-t-elle la sympathie de tous les catholiques, tandis que tous les mécréants lui sont hostiles,... etc. ^. D'autres ne pouvaient se retenir de manifester dans leur entourage l'attachement qu'ils lui gardaient. « Le Père Brenot, écrivait le Père Richardot, Supérieur de Laval, est bon philosophe, bon théologien, très bon missionnaire, le meilleur ouvrier que nous ayons, mais il est entiché du système de Lamennais. » Un autre, le Père Glussotne pouvait pardonner à la Compagnie de ne pas y adhérer et demandait à être relevé de ses vœux 2.
Néanmoins l'opinion s'affermit dans le public que la Compagnie de Jésus restait réfractaire aux doctrines propagées par l'école de La Chênaie. Lamennais en éprouvait une irritation violente qui éclate fréquemment dans sa correspondance d'alors. Quant aux disciples, ils ne craignaient pas, paraît-il, d'exercer des représailles. « Personne n'ignore en France, lisait-on dans le Mémorial, que la partie la plus instruite du clergé compte, soit à Paris, soit dans les divers diocèses, un grand nombre de jeunes hommes aussi distingués par leurs talents que prononcés dans leur attachement à la doctrine d'autorité. » L'opposition qui lui est faite par la Compagnie « a produit sur leur esprit la plus fâcheuse impression, et ceux d'entre eux qui pensaient ou pouvaient penser entrer chez les Jésuites se sont décidés à y renoncer ou à ajourner leur départ »3. Or, le passage suivant d'une lettre du Provincial de France, écrite quelques semaines plus tard, révèle le secret de cette désaffection : « J'ai encore de nouvelles preuves qu'on cherche à détourner des jeunes gens qui voudraient entrer chez nous, qu'on s'efforce d'en faire
1. Lettre du P. Génet, préfet des classes au collège de Brigue, au P. Roothaan, 3 janvier i83i.
2. Pour le même motif le P. Wrindts, qui avait été à Belley le professeur de Lamartine, avait quitté la Compagnie dès 1826. En 1828 il publia un Nouvel essai sur la certitude.