‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 242 sur 382 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

l'honore. Après avoir déclaré que, même pour l'Histoire de la Compagnie de Jésus, il n'y eut jamais solidarité «ntre lui et les membres de l'Institut; car « il en eût trop coûté » à son « indépendance » et à sa « franchise », « à plus forte raison, ajoute-t-il, dois-je assumer sur moi seul la responsabilité de mes écrits antérieurs ou postérieurs, notamment de tout ce qui, dans Clément XIV ei^di Défense, tient à l'appréciation des actes du Saint-Siège. Ici, je dois le dire hautement, il y a non seulement défaut d'accord, mais désaccord complet entre l'auteur et les Pères de la Compagnie de Jésus t. »

De son côté, le Père Général, n'ayant pu prévenir ce qu'il regardait comme un malheur, voulut du moins écarter à tout jamais de sa famille religieuse le soupçon d'une connivence qu'elle eût tenue pour criminelle. Dans une Déclaration adressée à la presse catholique, il cite d'abord celle qu'on vientde lire, puis il poursuit : « Mais soit que tous n'aient pas eu connaissance des paroles de M. Crétineau- Joly, soit que plusieurs aient refusé de croire à la sincérité de celte protestation, une sorte de responsabilité semble peser encore sur la Compagnie... 11 est donc de mon devoir d'élever aujourd'hui la voix. Je proteste hautement, dans toute la sincérité de ma conscience, en mon nom propre et au nom de tous les miens, contre tout ce qui, dans les écrits de M. Crétineau-Joly, pourrait blesser l'honneur et le respect dû au Saint-Siège apostolique, et je déclare qu'il n'existe aucune solidarité entre cet auteur et les membres de la Compagnie de Jésus-. »

1. Défense de « Clément XIV ï) et Réponse à l'abbé Gioberti. Avis au lecteur, p. VII. 8» Paris, Mellier frères, 1847.

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