I. In 8° de aaS pages. Lyon, octobre i
lui-même, l'abbé Desgarets qui avait, disait-il, « quitté à regret ses chères montagnes », en avait apporté, avec de belles qualités sacerdotales, un caractère peu endurant. Sa réponse parut dans VUnivers : ... « Je comprends d'autant moins, disait-il, que, ayant déclaré hautement que je n'avais agi qu'en qualité de citoyen français, sans avoir pris l'avis ni du clergé, ni d'aucune Congrégation, Monseigneur pouvait se regarder comme complètement dispensé de désavouer une œuvre de dévouement personnel et de déverser sur moi un blâme aussi amer et que, à aucun titre, je ne puis accepter.^ » Cette fois c'était bien « le chanoine de Lyon » en personne qui tenait la plume; le Père Deschamps n'y était pour rien. Mais Mgr Affre, qui n'ignorait pas le véritable état civil du Monopole, ne voyait plus que les Jésuites dans cette affaire : « Et c'est encore sur nous, écrivait le Père Maillard, que l'irritation retombe. » (7 Septembre 1843.)
D'ailleurs, le vieil évéque de Chartres — encore un Aveyronnais — toujours sur la brèche, prenait contre son métropolitain la défense du Monopole avec la rude franchise qu'autorisaient son âge et ses longs services. Après avoir affirmé, une fois de plus, que les manuels d'Histoire en usage dans les collèges universitaires « ne peuvent avoir d'autre effet que d'aveugler, de pervertir et de perdre sans ressource notre jeunesse », Mgr Clausel de Montais poursuit : « C'est ce que prouve jusqu'à l'évidence l'ouvrage de M. des Garets, recueil immense et très bienfait, où des citations fidèles sont accompagnées de réflexions judicieuses, qui supposent beaucoup de recherches et décèlent un savoir étendu et varié. Ce livre ne saurait être trop consulté, trop lu par nos évêques, par les pères de famille, par tous les hommes qui désirent connaître la vérité sur-un sujet, lequel est pour la France une question de vie ou de mort. Je regrette vivement de ne pouvoir m'unir au désaveu que fait de