‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 266 sur 382 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

leur vie leurs convictions ! Le fanatisme sacerdotal pouvait faire craindre un attentat...' » Il faut dire que la bonne dame écrivait en 1887, quarante-quatre ans après les événements, et à un âge où la peur amplifie singulièrement les objets qui la provoquent. La jeunesse catholique, qui se pressait aux conférences de Notre-Dame, protesta à sa manière contre des maîtres qui s'oubliaient jusqu'à insulter à ses croyances ; une autre jeunesse manifesta son approbation et son plaisir de façon plus bruyante encore et plus indécente; il y eut quelques bagarres entre étudiants et beaucoup de tapage, mais rien de plus, et quand Michelet, sur la fin de sa dernière leçon, se disait menacé de mort par les Jésuites, le clergé et les 50.000 membres de l'association de saint François-Xavier, qu'on réunissait le soir dans les caves d'une église, et qu'au surplus il s'attendait à subir le sort de Ramus, comme lui professeur au Collège de France et massacré à la Saint-Bartliélemy, le grand homme terminait dans une pose de mélodrame une parade que tout du long Sainte- Beuve avait jugée un peu « burlesque»^.

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