‹ La Compagnie de Jésus en FranceChapitre 59 sur 382 · Charles X · texte numérisé non relu

Charles X

au découragement... ; ses Supérieurs déclarent catégoriquement qu'il ne saurait nous convenir, qu'il faut porter nos vues ailleurs ^..

« ... Rassurez-vous; la Providence nous réservait mieux que nous n'osions espérer. Ces mêmes hommes (je vous les garantis bons juges) qui nous déconseillaient Didier, qui môme, pour ne pas compromettre leur responsabilité, se refusent formellement à nous le céder, nous proposent, nous accordent un sujet infiniment plus distingué encore, un sujet qu'ils donnent pour parfait, dont, en un mot, ils répondent. L'opinion sur son compte est unanime. Car je ne me suis pas seulement borné, conformément à vos instructions, à consulter Ignace et Gilbert^, mais encore les cardinaux Sala et Lambruschini, lesquels ayant longtemps vécu en France et à la cour savent parfaitement ce qu'il nous faut. Et remarquez une chose qui certainement n'échappera pas à la sagacité de Robert, c'est que l'inconvénient de position de l'individu dont il s'agit disparaît presque, ou du moins n'égale pas à beaucoup près celui qui s'attache à la personne de Didier notamment connu en France et en Europe pour Jésuite, tandis que le Père Druilhet — c'est le nom du sujet en question — n'est connu pour tel que d'un très petit nombre d'individus étrangers à la cour. Il sera dés lors très facile de dissimuler la chose en lui faisant changer de nom. Ses Supérieurs, sans précisément l'exiger, le désirent, et la prudence semble le conseiller. Si donc Robert le trouve bon, on l'appellera tout simplement l'abbé de Laplace.

« Voilà, cher baron, à quoi mes recherches, poussées

I. Qui est ce Didier que sa notoriété avait désigné à l'attention du baron de Damas et qui était demandé nommément? Didier est assurément un nom de guerre; mais il est malaisé- de dire à quel Jésuite alors en vue peut convenir le signalement donné par le marquis de Foresta.

a. Le P. Roothaan et le P. Rozaven.

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