‹ La compagnie de Jésus, esquisse de son histoireChapitre 34 sur 62 · VINCENT CARAFA · texte numérisé non relu

VINCENT CARAFA

Supérieurs particuliers après trois ans de charge, sans que nul pût être nommé à une autre supériorité avant un an et demi écoulé. De ce dernier article, très gênant dans la pratique, on obtint du successeur même cNnnocent X, Alexandre VII, la suspension, puis en 1663 l’abrogation défini-

Itive. Quant à la périodicité novennale obligatoire des Congrégations générales, elle persista, non sans plus d’une dispense, jusqu’à Benoît XIV, qui , la supprima en 1746. Au reste, cet incident mis à part, Innocent X ne cessa de témoigner une lf. véritable bienveillance à la Compagnie et aux ej. cinq généraux qu’il vit élire sous son pontificat.

ni

m' 143. Le Père Général Carafa. — Le successeur' du P. Vitelleschi, enfin élu le dimanche 7 janvier 1646, j. fut le P. Vincent Carafa, Napolitain. Il avait 62 ans et gouvernait alors la province de Naples ; il jouisftl sait d’un renom universel de sainteté. La Congréj, gation, après avoir prouvé, à l’occasion du Rescrit t pontifical, son inviolable attachement à la Règle de saint Ignace, témoignait, par le choix du chef je|sur qui reposent les plus grands intérêts de tout ( l’Ordre, qu’elle n’avait rien tant à cœur que le bon gouvernement spirituel de ses membres. Aussi Jj Ie Souverain Pontife, non content de faire l’accueil le plus favorable aû nouveau Général,

, ordonna au Père Secrétaire de remercier en son nom la Congrégation, « pour avoir élu un homme de si grande vertu ».

Le Père Carafa ne gouverna pas tout à fait trois J ans et demi; il n’en trouva pas moins le temps de J ,r baliser les mesures que la Congrégation générale 1 lui avait le plus recommandées. Il commença par une lettre circulaire sur les moyens de conserver k premier esprit de la Compagnie : il insiste sur

les Exercices spirituels de S. Ignace (^«Congrégation venait de confirmer les décisions de la 6e et de la 7e, faisant une obligation de la retraite annuelle de huit jours). Il donna également une instruction pour rendre plus fructueuse la rénovation des vœux, que font deux fois par an les scolastiques et les coadjuteurs non formés.

Le saint Général ne se préoccupait pas moins de la science que de la piété. Suivant encore le vœu des dern ières Congrégations, en 1646, il stimulait l’ardeur pour l’enseignement dans les Collèges, « ministère spécialement propre à la Compagnie et que les prêtres eux-mêmes devaient désirer, en considérantqu’on y trouvait un martyre lent, aussi méritoire que celui des missions aux' Indes ». En 1647, comme on lui a signalé l’abandon des exercices d’argumentation théologique et philosophique à Ingolstadt, il oblige de les reprendre. Il excita également le zèle des Recteurs et des préfets en faveur des études d’Écriture Sainte, des langues hébraïque et grecque, des mathématiques, etc.

Les jours du P. Carafa furent abrégés par la charité avec laquelle il voulut s’occuper person- . nellement de l’assistance des pauvres de Rome, , durant la famine de 1649. Il les termina saintement j le 8 juin de cette anrîée. • t

8e Général : François Piccolomini (21 Décembre 1649-17 Juin i65i)

9e Congrégation Générale (j3 Décembre 1649-23 Février 1 65o)

144. — La 9e Congrégation générale, ouverte a 1 Rome le 13 décembre 1649, élut, le 21, comme j

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