ALOYS CENTURIONE
Jésuite parmi ses consulteurs (1748) ; les nombreuses concessions d'indulgences pour les Exercices spirituels et d'autres pratiques salutaires établies par les Pères de la Compagnie. Il a obligé le fameux P. Concina, Dominicain, de signer une déclaration par laquelle il reconnaissait avoir prêté à tort diverses opinions réprëhensibles aux moralistes Jésuites (1751). Enfin, c'est Benoit XIV qui accorda, en 1746, la suppression définitive, refusée par plusieurs de ses prédécesseurs, du décret d'Innocent X, qui obligeait la Compagnie à réunir tous les neuf ans sa Congrégation Générale.
Dix-septième Général : Aloys Cknturione (3o nov. i^ÔS — 2 oct. 1767)
Dix-huitième Congrégation Générale
(i3 nov. 1755 — 28 janv. 1766)
218. — Le P.Visconti cessa de vivre le 4 mai 1755. Le 30 novembre, la 18^ Congrégation générale élut pour lui succéder le P. Aloys Centurione, né à Gènes en 1686, reçu dans la Compagnie en 1703, Assistant d'Italie depuis 1751. Il gouverna moins de deux ans.
La 18* Congrégation générale prit une mesure depuis longtemps désirée par les Pères de Pologne, en leur accordant de constituer une sixième « Assistance ». La Compagnie s'était en effet merveilleusement développée dans ce pays. Il ne formait encore que deux provinces, Lithuanie et Pologne proprement dite, mais elles comptaient, en 1756, l'une 1.114, l'autre 1.145 sujets. Elles furent, peu après, chacune divisée en deux, la Lithuanie
71S LA COMPACNIIÎ I)K JKSUS
en Lithuanie (chef-lieu Vilna) et Masovic (cheflieu Varsovie), la Pologne en Grande l*ologne (chef-lieu Posen) et Petite Pologne (chef-lieu Cracovie). Les Pères de la 18^ Congrégation ne se doutaient pas, sans doute, que l'organisme de l'Ordre qu'ils complétaient serait bientôt disloqué et détruit entièrement, à l'exception d'un petit reste, qui demeurerait précisément dans la nouvelle Assistance et y perpétuerait la Compagnie. En attendant, on ne se préoccupait que de préserver, chez les enfants de S. Ignace, l'esprit de leur Père contre les altérations par le contact avec le siècle, d'esprit si différent. Dans cette vue, la Congrégation avait signalé quelques points, qu'elle recommandait particulièrement à la vigilance des Supérieurs ou à la fidélité des inférieurs. Suivant ces intentions, le P. Général inculquait les mêmes leçons, dans une lettre du 29 juin 1756 sur « l'esprit de notre vocation ».
Le 9 août 1756, il envoyait encore une lettre aux provinciaux, sur l'étude de la théologie morale : pour mieux entretenir, et relever au besoin, chez les siens cette science si nécessaire à un ordre apostolique, le P. Général prescrivait de sérieux examens à faire subir après chaque année du cours.
Dix-huitième (jÉnéral : Laurent Ricci (ai mai 1758 — 21 juillet 1773 — a/J novembre 1775)
Dix-NEUviiiME Congrégation générale
(9 mai — i5 juin 1768)
219. — Le P. Centurione s'éteignit le 2 octobre 1757. Le P. Laurent Ricci, que la 19" Congrégation élut(jénér?l le 21 mai 1758, était Florentin,