‹ La compagnie de Saint-Sulpice au Canada [microform]Chapitre 8 sur 47 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

pauvres, les orphelins, les Tieillards ; là les malades ou les ignorants. Chez tous, se dépensant sans compter, suivaient les prêtres zélés dont le sourire, la bonne parole, le dévouement s'employaient à consoler., à réconforter, à encourager, à aider. Les anciennes listes disent sinaplement de tel ou tel : vingt-cinq, trente, quarante ans auprès des malades ou aumônier de religieuses. Elles ajoutent parfois un mot qiii rend songeur : maître d'école.

Je relève ce mot à dessein. Dès l'origine on eut à Ville- !Marie dans la personne des filles de Marguerite Bourgeoys, des institutrices et des maîtresses d'écoles. Les petites filles françaises ou sauvagesses, trouvèrent sans peine, auprès de vraies mères, les connaissances humaines et divines dont elles avaient besoin. Les petits garçons ne furent pas moins favorisés. Et c'est touchant de voir avec quel coeur on se donna à cette besogne ingrate. Au bout de la vilie, dans le soubassement de la chapelle de Bonsecours ; dans la suite en face du Séminaire, on eut des écoles, et, pour ces écoles, des maîtres que leur naissance et leur rang semblaient destiner à d'autres fonctions. Dépouillant toxit- privilège et tout apparat, ces prêtres connurent la sainte ambition de Gersou, au déclin de sa vie, et voulurent eux aussi amener au Christ les petits qu'il aime tant. Non seulement ils acceptèrent ce rôle pénible mais encore ils s'en glorifièrent. M. Souart a été curé, puis Supériur, mais il a été aussi maître d'école. Il viendra un jour où, après avoir signé bien des actes pour la communauté et la cure, il en signera d'autres comme simple particulier. Alors il sera encore maître d'école, sans aucun autre qualificatif. Le mot lui va, il y tient. D'autres feront comme lui et des laïques s'êtant joints à eux, ils se diront: premier naaître d'école. Ces classes auxquelles ils président enseigneront

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