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Chapelle : elle brûla, lors de l’incendie de 1776, mais la Compagnie reçut en échange une partie de l’aile gauche du bâtiment de la cour du Mai reconstruit. Aussi les procureurs, ordonnateurs du collège, avaient-ils fort à faire avec ses fournisseurs, dont certains semblent avoir été des personnages importants : le tapissier ordinaire de la Compagnie, et surtout le cirier qui paraît avoir été possesseur d’une véritable charge, et dont les affaires étaient si importantes qu'au xvurre siècle il y avait deux ciriers ordinaires de la Société.
D'autre part, les procureurs devaient exercer une certaine surveillance sur la tenue et la conduite de leurs collègues. Les lettres de 1365 les chargeaient de veiller à l’application des lois somptuaires défendant de porter «radiatas vel partitas vestes, aut manicas tunicarum super manus extenses… aut poulenam in sotularibus », c’est-àdire des habits bariolés, manchettes ou souliers à longue pointe recourbée qu’on appelait alors souliers à la poulaine. De même les lettres de 1482 précisent que les secrétaires doivent être vêtus honnêtement pour venir devant le Roi, qui tient à ce « qu’ils ne jouent pas à jeux défendus, mènent vie déshonnête ou se trouvent en compagnie ou lieux dissolus ». La déclaration du 17 janvier 1563 leur interdit l’usage de la soie, des robes, chapeaux, bonnets et souliers que portent les gens nobles, et le règlement du 15 février 1573, révoquant le précédent, prouve que le Roi s'occupe encore à cette époque de la tenue de ses secrétaires.
Enfin et surtout les procureurs avaient deux fonctions essentielles : s’occuper de la vente des charges et de la réception des nouveaux secrétaires du Roi, veiller à la discipline intérieure du corps. Pour cette partie principale de leur tâche, qu’il faut maintenant étudier plus en détail, ils semblent de plus en plus soumis au contrôle ou plus exactement aidés du concours des membres du Cabinet : il est vrai que le membre le plus important en est le premier procureur syndic, qui apparaît ainsi comme l’animateur, le chef véritable de la Société.