‹ La Compagnie Du Très Saint-Sacrement De L'Autel: La Cabale Des DevotsChapitre 17 sur 37 · JET · texte numérisé non relu

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À peinedibéré, Morin se remit à dogmatiser. A force de professer que l'esprit du Christ peut être en tout homme, il en était venu à se convaincre qu'il était luimême le Christ réincarné et il se faisait appeler le Fils de l'Homme. Mais le mystère de sa divine personnalité était la dernière révélation qu'il accordait à ses dis-

* A la vérité, l'on perd entièrement ses traces à partir de 1650. Je me demande s'il ne faut pas l'identifier avec François Davenne, le disciple de Morin, dont la biographie accompagne celle du maïtre. Davenne s'appelle François comme d’'Oches. Il est de Fleurance, c’est-à-dire d’un coin du pays dont Auch est la petite capitale. Il a pu prendre comme nom de guerre François d’Auch.Or, François d'«Oches » venait du sud-ouest de la France ; c'est la Compagnie de Bordeaux qui l’a dénoncé à celle de Paris. D'autre part, l'on comprend fort bien que, relàché après une aussi chaude alerte, Davenne ait abandonné un surnom compromettant et repris son vrai nom, qui était inconnu. A partir de cette date, les opuscules qu'il a publiés ne traitent guère que de politique ; si l’un deux l'a fait enfermer de nouveau à la Conciergerie, aucun ne l’exposait vraiment au feu, et l'on ne s'explique guère pourquoi il est donné comme un disciple de Morin.

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ciples. En janvier 1661, il eut la hardiesse de développer cette doctrine dans un livre qu’il présenta lui-même au roi dans son carrosse. Après ce coup de tête, il avait disparu. Il était devenu introuvable et la cabale des dévots ne s’en consolait pas. D’Argenson nous dit que, durant l'été de 1661, « dans toutes les assemblées, on travailla fort à découvrir la demeure » de l’illuminé!. La Compagnie finit par y réussir, grâce à un parfait policier d’inquisition, l’homme le plus capable d'inventer de saintes fourberies pour assurer au bücher une victime. C'était Des Maretz de Saint-Sorlin.

Des Maretz était lui-même un visionnaire. Il se croyait et se disait spécialement inspiré. Il prétendait avoir « des lumières très claires et toutes divines » pour découvrir « des choses que nul esprit humain n’avait considérées. » « Dieu, affirmait-il, m'a si sensiblement assisté pour me faire finir le grand ouvrage de mon Clovis, pour me ramener plus promptement à des choses bien plus utiles, plus délicates et plus relevées, que je n'ose dire en combien de temps j'ai achevé les neuf livres de ce poème qui restaient à faire et repoli les autres. » Il proclamait enfin que Dieu lui avait « envoyé la clé du trésor de l’Apocalypse, qui n’a été connu que de peu de personnes avant lui, auxquelles il a plu à Dieu de la découvrir pour leur usage seulement? ». Dans son Avis du Saint-Esprit au Roi, il s'était donné comme l’envoyé du ciel pour faire une réformation universelle et il avait promis à Louis XIV et au pape une armée de 144 000 dévoués qui détruiraient les Turcs, les jansénistes et les athées. Malgré ses folies, il n'avait jamais été inquiété; ilne le fut jamais. C’est qu'au milieu de ses extravagances, il avait eu soin de mettre au service des Jésuites ses talents d’indicateur. On lui pardonnait ses absurdités dangereuses en récompense de son zèle contre les gens détestés. Un jour, en 1666, il découvrira M. de Sacy, dans sa retraite du faubourg Saint-

? Les Délices de l'Esprit, préface, et 3e partie, p. 2.

Antoine et permettra de l'arrêter enfin. Nous allons ‘le voir s’acharner contre un pauvre illuminé!.

… Le hasard le mit sur la piste de la demoiselle Malherbe? disciple de Morin, et que l’on disait sorcière et mariée au diable. Il avertit aussitôt le P. Annat, grand ami des membres les plus influents de la Compagnie, M. de Péréfixe, qui ne l'était pas moins et quiétait, pour lors, évêque de Rodez et confesseur du roi, et enfin l'évèque de Rennes Henri de la Mothe-Houdancourt, &ont il est impossible de préciser encore les relations avec la cabale.M. de Morangis, qui était cette année supérieur de la Compagnie du Saint- Sacrement, fut tenu au courant et donna des indications à Des Maretz.

Très intéressés par la D SU les deux évêques et le jésuite exhorterent le poète fanatique à composer le dossier de toute l'affaire. Des Maretz s’adressa d’abord à la Malherbe. Son procédé fut très simple. Il l’expose ainsi lui-même : «Je lui dis que je sentais que Dieu me donnait une grande confiance pour parler à elle, etque je croyais que Dieu lui donnerait aussi une ouverture de cœur pour moi. Je lui fis dire ainsi plusieurs choses, feignant une grande franchise à lui parler. » Le brave espion y allait de tout son cœur et sa piété se délectait dans ces mensonges : « Mie de Clinville, à qui je fis le récit de mon entretien avec cette misérable, s’étonnait de ce que Dieu avait permis si tôt qu’elle eût tant confiance en moi et imposé silence au démon qui n’osait lui donner avis qu'elle se défiàt de moi. Sur quoi je lui dis que Dieu nous ferait découvrir toute cette cabale. »

Tant d’onction devait réussir. Des Maretz se fitraconter par la Malherbe comment elle était allée au sabbat et ce

1 Le détail de ses opérations est contenu dans un document intitulé : Relation de la découverte du faux Christ,nommé Morin. chef des Iltuminés. C'est un rapport; Des Maretz ne dit pas à qui il l'adresse. Il s'est contenté, dans sa déposition, d'en répé-

ter l'essentiel. Cette pièce est parmi les manuscrits de l’Arsenal (ne 5421); elle est reproduite par F. Ravaisson, Archives de la Bastille, t. IT.

* De son vrai nom, Marguerite Langlois, veuve d'un sieur Claude Nadot, dit Malherbe.

BLASPHÉMATEURS ET ILLUMINÉS We pl ‘qu'elle y avait vu. Il avait rencontré, en mêmetemps,une autre disciple de Morin, M! dela Chapelle. Celle-ci se méfiait assez; mais «peu à peu, dit-il, je l’apprivoisais à me parler et à se communiquer à moi ».Il entreprit surtout la “Malherbe. « L’ayant assurée que la seule Providence nous avait assemblés, elle s’ouvrit insensiblement, Dieu le permettant ainsi pour la confusion des démons et des méchants, » Par ces propos à double entente, il eut vite -endormi les soupçons de la demoiselle : « Dieu le voulant ainsi, auquel elle ne pouvait résister, elle-me dit qu’elle voulait me faire voir les admirables écrits de M. Morin. Elle descendit et me les rapporta aussitôt en deux gros cahiers. C’étaient des copies apostillées en plusieurs lieux de la main de Morin. » L’espion bénévole admira la toute-puissance de Dieu qui, en moins de vingt-quatre heures, avait mis entre ses mains de quoi bâtir un beau .procès. : :

Il fallait, pourtant, parvenir jusqu’au chef de la secie. La même méthode eut avec lui les mêmes résultats. Des Maretz comprit vite que, s’il s’humiliait trop devant l'illuminé, celui-ci le traiterait longtemps en novice, « à quoi, dit-il, nous perdrions plusieurs journées. » Il connaissait assez la mystique pour parler le langage nécessaire. Morin n'avait d’abord consenti à le rencontrer que chez la Malherbe. Ebloui par le verbiage « spirituel » de son nouvel élève, séduit par tant de caresses, il se décida à le recevoir dans sa maison de l'ile Notre-Dame : «Je lallai voir sur le soir et nous causàmes comme avec une grande franchise. » Le 21 décembre, convaincu qu'il avait conquis un adepte, Morin lui demanda d'écrire une lettre de -soumission sincère. Le faux disciple fut dans l'embarras : «Je doutai si je ferais réponse, ne voulant donner aucun consentement pour quelque chose qui püt être mal; mais jugeant que, si je ne feignais d’adhérer à quelque chose pour découvrir sa cabale, tout commerce cesserait entre nous, je lui envoyai ce consentement conditionnel :

Je soussigné, reconnais que, pour Dieu et en vue de la

gloire de Dieu purement, même sans autre avis que pris en Dieu selon l'esprit, je veux bien aveuglement suivre et observer sincèrement tout ce que Simon Morin m'ordonnera de la part de Dieu et selon Dieu, sans réserves de temps ni de choses, tant au regard du spirituel et surnaturel possible que du temporel et corporel, jusqu'à me réduire en l’état de la Providence divine si Dieu le veut, et même si Dieu le veut en lui. Fait à Paris, ce jour de saint Thomas 1661.

Le bon apôtre n’était pas tout à fait rassuré. Un ingénieux arrangement de mots avait suffi pour tranquilliser sa conscience. Mais il ne fallait pas que la découverte de ce papier püt être un jour compromettante. « J’allai ce jour même, raconte-t-il, voir mon directeur pour lui dire ce que j'avais fait, me confiant en Dieu pour découvrir cette cabale et renonçant de tout mon cœur à tout pacte avec le démon. A quoi il me répondit que je n’avais rien à craindre. J’allai ensuite voir M. de Rennes qui me mena chez le R. P. Annat, auxquels je communiquai le tout et les priai qu’ils sussent du roi, ou qu’ils avisassent ensemble avec M. de Rodez, si l’on se contenterait des preuves que-j'avais ou si je devais poursuivre par l’ordre du roi ou 5ar le leur à m’engager davantage. Ils me dirent d’abord que je m'étais bien hasardé à donner un tel écrit. Je leur dis que je ne craignais pas tous les démons, quand ils seraient ensemble et quand ils m’emporteraient comme Notre-Seigneur sur le pinacle du Temple, et que la condition que j'y avais mise me garantissait de tout mal. Ils me promirent de s’assembler pour cet effet et, le lendemain, ils me firent réponse que je devais encore feindre avec ces personnes afin de découvrir le plus que je pourrais de leur doctrine et de leur cabale. »

Des Maretz continua donc son métier auprès des illuminés et, en particulier, auprès de Morin. Toujours par le moyen des paroles à double sens et, quand il le fallait, par de hardis mensonges, il parvint à gagner pleinement la confiance du pauvre homme, jusqu'au point d’avoir avec lui une correspondance étendue. L’autre répondait par écrit à ses questions et le fournissait de documents pour le grand jour. Il s’en tenait encore, il est vrai, à des

bavardages incohérents qui ne suffiraient guère pour obtenir une condamnation capitale. Il avait même, de temps en temps, des accès de défiance. Le jour de Sainte- Geneviève 1652, il manifesta soudain l'intention d'arrêter là ses communications : « Je lui dis que, puisqu'il avait l'esprit de Jésus-Christ en lui, il savait mon intérieur et que je n'avais ni mauvais dessein ni finesse avec lui... » Et pour l’amener à la révélation de ses plus secrètes doctrines morales, il lui demanda des directions, lui raconta qu'il avait à parler avec des filles en particulier, sur les chosesspirituelles, et qu'il craignait d’avoir des tentations. L’illuminé ne lâchait que des propositions vagues sur la liberté des enfants de Dieu et la charité que l’on doit au prochain. Il allait jusqu’au bord de la confidence. Puis, soudain, il tournait court et finissait en demandant à son interlocuteur de lui « procurer quelque emploi pour faire subsister sa famille.» Un jour, Des Maretz sentit si bien ses soupçons qu'il rompit brusquement l’entretien, craignant de l'entendre lui réclamer ses lettres. Il feignit de n’être point pressé de retourner chez l’apôtre. Alors Morin, dans l’angoisse de perdre un disciple, lui écrivit. Le subtil espion fit attendre sa réponse qui, d’une ironie macabre, alla droit au cœur du fou :

Vous connaîtrez de plus en plus, très cher ami en Notre Seigneur, quelle est ma franchise et ma sincérité, et qu'il n'y a rien de double en moi... Vous verrez que je poursuis l’œuvre de Dieu en vous de toute ma puissance temporelle et spirituelle et que je n y épargnerai rien de ce qui me reste parmi mes amis. J'ai beaucoup de connaissances qui peuvent vous être utiles, et plusieurs personnes me croient sur ma parole et tâchent à suivre mes sentiments; mettez tout cela à l'épreuve, et vous verrez que je ne réserverai rien. Je vous promets encore ce que je vous ai promis et ce que je vous dois, qui est une fidélité et une obéissance aveugles et sincères, pour tout ce que vous m'ordonnerez de la part de Dieu et selon Dieu... Je vous dirai avec ma franchise continuelle que je fus surpris dans notre dernier entretien en ma chambre, quand vous me dites que Dieu était content de vous, que vous étiez résolu de laisser tout là et de penser à avoir quelque emploi pour le reste de vos jours afin d'entretenir votre famille. Alors, sans une personne qui vint me demander pour une affaire pressée, je vous aurais

demandé comment il était possible que vous puissiez abandonner l'œuvre de Dieu en vous et quitter le personnage du Fils de l'Homme ou de Jésus-Christ esprit en vous, et tout le fruit de votre doctrine que je trouve partout admirable... Votre second avènement en terre ne doit pas demeurer ainsi inutile. Un de vos disciples, martyr pour vous, M. Thomé, a mieux aimé souffrir la prison que de vous renoncer et il semble plus fidèle envers vous que vous ne l'avez été à Jésus-Christ en vous. Je ne-suis pas personne pour reculer après mon engagement, et je suis capable, avec la grâce de Dieu, de paraitre en face de rois, de juges et de docteurs, au mépris des prisons, des supplices et de la mort...

Morin était remué par cet enthousiasme exubérant d’un néophyte prêt à toutes les immolations. Mais il ne renonçait pas à sa prudence. Un jour, pourtant, le 21 janvier, l'agent provocateur eut un frisson d'espoir : « Morin me fit paraitre grande joie quand je lui dis que Dieu ferait bientôt son œuvre; et sur ce qu'il me dit qu'il fallait prendre garde de ne point gâter l'œuvre de Dieu en la précipitant, et en la communiquant hors de saison, je lui dis que Dieu conduirait le tout et que ce qui nous semblerait-v être le plus contraire, y servirait le plus et qu'il fallait s'abandonner à l'esprit de Dieu pour agir et pour souffrir. Cela lui plut si fort qu’il me prit la main et me la baisa par deux fois. Il me dit que Dieu agirait bientôt en victoire. »

De jour en jour, Morin se livrait davantage. Il révélait ses doctrines les plus secrètes sur l'Eglise, sur le Clergé, sur l’Antéchrist, sur les sacrements, sur la grâce et sur la foi, et Des Maretz frémissait d'horreur. Avec passion, il recueillait au plus vite ce qui devait hâter la fin de ce misérable. Le 2 février, celui-ci lui remit un cahier intitulé : Bouclier de la Foy. 11 y ajouta une lettre « par laquelle Dieu a permis qu'il ait certifié par son écriture et sa signature que ce Bouclier de la Foy était delui». Cependant, Des Maretz n'avait pas réussi à dissiper les soupçons de la femme de sa victime. Pour brusquer les confidences de l’hérésiarque, il lui écrivit une lettre par laquelle il le reconnaissait pour fils de l'Homme et fils de

Dieu. Le « Nouveau Messie » ne put résister à cet assaut. Il proclama que Des Maretz était son Jean-Baptiste et il l'initia mieux encore au fond de son système.

Ce n’était point pour rassurer la femme de Morin, qui avait conservé ses doutes. Elle parvint à effrayer son mari. Elle le décida mème à rompre avec un confident trop empressé. Des Maretz en était désormais réduit à ses rapports avec la Malherbe et la demoiselle de la Chapelle. Il précipita les événements, se fit livrer deux écrits du maitre (Lettre du Fils de l'Homme touchant les testaments, Paraphrase du Pater), obtint le dernier mot de la doctrine et organisa, avec la police, l'arrestation de Morin, de sa femme, de son fils Claude, et de leurs principaux complices, François Rondon, prêtre et vicaire de la Madeleinelès-Amiens ; Marin Thomé, prêtre et vicaire de Saint- Marcel-lès-Paris; Jean Poitou, maître d'école, et enfin la demoiselle Malherbe. Entre le 20 décembre 1661 et le 48 février 1662, Des Maretz avait mis l'affaire en état.

M. Grandin, docteur de Sorbonne et membre de la Compagnie du Saint-Sacrement, fut chargé d'examiner tous ces gens sur leurs idées !. Le 27 mars, Jacques Tardieu, mandé auprès du roi qu’on avait intéressé à cette découverte, reçut commission d’instruire le procès. Le 23 mai, Des Maretz fit sa déposition. Morin était perdu. La condamnation fut prononcée, le 20 décembre, par le Châtelet. Il fit appel. Par arrèt du 13 mars 1663, le Parlement confirma la sentence. Après la lecture de cet arrêt, le premier président Lamoignon demanda à Morin s’il était écrit quelque part que le Nouveau Messie passerait par le feu. A ce trait d'esprit d’un des chefs de la cabale qui l'avait pourchassé, le pauvre fou répondit que le prophète avait parlé de lui en ces termes : «Tu m'as examiné par le feu, et aucune iniquité n’a été trouvée en moi! »

Le 14 mars, après avoir fait amende honorable, en chemise, la corde au cou et la torche au poing, devant la

1 Journaux de Deslions, à la date du 8 octobre 1662.M. Alphandéry a raconté le procès dans la Revue d'Histoire moderne el contemporaine (janv.-fév. 1900),

principale porte de Notre-Dame, Morin fut conduit en place de Grève et attaché à un poteau pour être brülé vif, avec ses écrits. Il déclara, d’après certains témoins, qu'il abjurait ses erreurs et qu’il voulait mourir dans l'Eglise catholique, apostolique et romaine. D’après d’autres, il s’écria : « Jésus, Marie, mon Dieu, faites-moi miséricorde, je vous demande pardon ! » Ses complices, Thomé, Rondon, Poitou et la Malherbe, étaient présents à l'exécution. Quand le bücher eut fini son œuvre, le bourreau les fustigea, puis les marqua d’une fleur de lys à l’épaule. Les hommes furent ensuite expédiés aux galères, et la Malherbe bannie de la vicomté de Paris. La femme et le fils de Morin ne semblent pas avoir assisté au supplice; ils étaient bannis de la ville, prévôté et vicomté de Paris. On ne nous a pas raconté si des membres de la Compagnie contemplèrent cet autodafé préparé par leurs soins.

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