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Si l’on veut comparer les marchés du comptant français et américain, il convient de fixer dès main-
tenant quelques particularités de ce dernier :
1) Aux États-Unis, les opérations au comptant sont, en règle générale, spéculatives. Elles portent sur un minimum de 100 actions.
Les négociations de quantités inférieures sont faites chez des courtiers spéciaux qui s’alimentent au Stock Exchange, mais n’en font pas véritablement partie. On ne rencontre pas à la Bourse de New-York cette poussière d’ordres portant sur un ou quelques titres, provenant d’une clientèle d’épargnants et qui est, à Paris, un élément très important
du marché.
2) Le fait même que les petits capitalistes sont exclus du Stock Exchange et que les transactions ont lieu entre professionnels de la spéculation a permis l’instauration d’une discipline très stricte concernant la livraison des titres, presque tous inscrits au nom des brokers. Ceux-c1 ont toujours en leur possession et peuvent transférer immédiatement les
valeurs qu’ils vendent.
3) Le règlement journalier suppose non seulement
un Clearing bien agencé, doté d’un machinisme per-
fectionné, mais chez les brokers une comptabilité moderne, organisée sur un type uniforme, permettant de réaliser avec rapidité des tâches convergentes. Quotidiennement, les comptes des clients sont arrêtés dans toutes les charges, assurant ainsi le contrôle du compte général des opérations de la journée dont l’apurement s’effectue instantanément et complètement, d’une part grâce à l’application aux donneurs d’ordres, grâce au réglement de Clearing d'autre part.
Aucune de ces circonstances favorables à la compensation américaine ne devra être omise lorsqu'on passera à l’étude du marché français.