‹ La composition de Salammbô d'après la correspondance de FlaubertChapitre 9 sur 10 · FT · texte numérisé non relu

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Carthaginois. — Parmi les auteurs chrétiens, Eusèbe, de qui la préparation évangélique sert à défendre contre M. Froehner la statue de Moloch; Tertullien, qui apprend que Tanit n’est pas « la déesse de la guerre, mais celle de l’amour, de l’élément humide, femelle , fécond »; Clément d'Alexandrie, que Flaubert va même jusqu’à appeler « saint Clément », et qui «(pæd. IL. 43) » a fourni quelques particularités du costume des femmes. — Enfin n'oublions pas de citer, parmi les auteurs classiques, Plaute de qui Flaubert a relu soigneusement le Pœnulus. Il parle, dans sa réponse à M. Froehner, de cette curieuse comédie, où il y a quelques précieux fragments de langue phénicienne. |

C’est au Vs acte de cette pièce que l’on voit Hannon, le vieux Carthaginoiïs qui depuis longtemps cherche ses deux filles et qui les retrouve, courtisanes mais encore vierges, sous les noms d’Adelphasia et d’Antérastile, dans la maison du marchand d’esclaves «le Loup ». En face d’Hannon, « l’homme à longues tuniques » qu’un militaire compare à un garçon de cabaret, le mauricaud qu’il appelle « anchois pelé, cotte à ceinture étriquée, cuir puant, ignoble panse plus bourrée d’ail et d’oignon que celle des rameurs romains », nous avons aussi Giddeneme, l’ancienne nourrice des deux jeunes filles, et un esclave qui ne parait qu’un instant : ce sont les trois personnages quidetemps en temps parlent en langue

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punique, et qui intéressaient tout particulièrement Gustave Flaubert.

Voici quelques ouvrages qui appartiennent à la littérature byzantine : la Johannide de Corippus, poète latin africain, qui a donné à Flaubert, { lettre à Sainte-Beuve), « beaucoup de détails sur les peuplades africaines » et qui a indiqué Mastimann comme l’un des dieux de là-bas (lettre à M. Froehner); — Procope, Isidore de Séville, Cedrenus, Socrate le scolastique, Hermias Sozomène qui semble avoir copié ce dernier.

Ici quelques ouvrages du xvre siècle : notamment les Poliorceticon libri V de Juste-Lipse et l’Encomium moriue d'Erasme. Là des livres du xvue-siècle. La Carthago d'Hendreich (1664), que Flaubert cite à Sainte-Beuve pour prouver que cet auteur a réuni « des textes qui établissent que les Carthaginois avaient coutume de mutiler les cadavres de leurs ennemis ». La Géographie sacrée de Samuel Bochart (1646), un Rouennais comme Flaubert, mais un écrivain à l’érudition parfois inquiétante. Les de diis Syrüs syntagmata duo de Jean Selden (1617), un

publiciste anglais qui a joué un certain rôle dans la révolution d'Angleterre. Les œuvres de Tabarin, justement publiées en 1858 : s'attendait-on à voir paraître ici le chapeau mou du célèbre bateleur ?

Le xvine siècle est représenté par divers mémoires de l’Académie des [Inscriptions et Belles - Lettres (Flaubert a cité notamment, «dansle texte XL ou XLI, je ne sais plus, la 21° dissertation de l’abbé Mignot, où sont réunis les textes relatifs au mobilier et aux costumes de Carthage », notamment à la toilette des femmes, — et les quatre dissertations de Bougainville qui, « sans compter mainte thèse de doctorat », lui ont rendu le Périple d’Hannon « complètement odieux » ).

Quant aux travaux modernes, ïils abondent.

Voici d’abord les inscriptions phéniciennes de Henri Arens Hamaker, cet orientaliste hollandais qui était mort en 1835, et dont les miscellanea Phœnicia avaient paru à Leyde en 1828. Puis Gesenius, Palacographische Studien tiber die Phoenisische Schrift (1835), où sont pris « presque tous mes noms puniques, — défigurés selon vous », dit-il à M. Froehner, — «et notamment Kinisdo et Cynasyn ». Flaubert a indiqué les autorités d’après lesquelles il se croyait « sûr d’avoir reconstruit le temple de Tanit tel qu’il était ». Il y a en a six : 1° « Les médailles du duc de Luynes ». De quoi s'agit-il exactement ? des études numismatiques (1835) ? du choix de médailles grecques (1840) ? de la numismatique des satrapies et

de la Phénicie sous les rois Achéménides (1846) ? On peut retrouver dans le roman de Flaubert certains souvenirs des curieuses monnaies cypriotes, où les savants reconnaissent le temple de Paphos. — 2° Le traité de la déesse de Syrie. — 3° Ce qu’on savait alors du temple de Jérusalem : inutile de dire que les opinions à ce sujet ont souvent changé depuis une trentaine d'années. — 40 Un passage de saint Jérôme cité dans le de diis Syriis de Selden. — 5° « Le plan du temple de l’île de Gozzo, près de Malte », ou plutôt, comme les savants le pensent aujourd’hui, de deux des temples indiqués par l’un des plus curieux textes du Corpus inscriptionum semiticarum, l’un voué à Sadambaal, un autre à Astarté, un autre à deux divinités phéniciennes dont le nom même a péri. Ce que les insulaires de Gozzo appellent la Giganteia, « l'édifice des Géants », devait être connu de Flaubert par la description d’A. della Marmora, l’auteur du célèbre voyage en Sardaigne, publiée dès 1832 dans les Annali de l’Institut Archéologique de Rome. Comme le plus petit des sanctuaires de Gozzo n’a guère d'intérêt, comme cet édifice, « d’ailleurs construit et disposé de la même manière que le grand, n’a pas été terminé » (Perrôt), Flaubert n’a cité que « le temple » de cette île. — 6° « Et mieux que tout cela, les ruines du temple de Thugga » : nous en avons parlé plus haut.

La Bibliothèque médicale du docteur Bertherand, un Africain. Le Dictionnaire des sciences médicales :

« l’article Lèpre y est mauvais », écrit Flaubert à Sainte-Beuve, « et j’en ai rectifié les données d’après mes propres observations faites à Damas et en Nubie ». Les Religions de la Grèce antique d'Alfred Maury, le prédécesseur de M. Th. Homolle à l’Institut : « l’un des ouvrages les plus sérieux, et l’on y a imprimé sans un K (horreur!) le mot Kabires !»{1) La Mythologie du docteur Jacobi, traduite par Bernard : «on y trouve une fois de plus les sept compartiments de la statue de Moloch qui indignent M. Froehner ! » L'Histoire militaire des éléphants, publiée en 1843 par le général Armandi qui était mort en 1855 : Flaubert y a trouvé citées l'autorité de Florus, celle d'Ammien Marcellin, celle de Diodore, celle « d’autres nègres analogues de la Sénégambie ». La Cyrénaique de d’Avezac, dans l'Univers pittoresque de Didot (1844) : elle mentionne, dans les environs de Cyrène, le temple de ce dieu Aptoukhos dont s’est raillé M. Froehner. L'Encyclopédie catholique. Le mémoire de Rossignol sur l’Orichalque. La Géographie de Karl Ritter qui venait de mourir en 1859, traduite en français. Le Roman de la Momie de Théophile Gautier : « à mon maître et ami, M. Froehner, qui ne modère point les transports de son indomptable verve, reproche folâtrement d’avoir prêté à une

(1) C’est là encore une boutade contre les Poèmes antiques de Leconte de Lisle. « Le centaure Chiron y a repris le K, qui lui donne un aspect farouche », dira de même Théophile Gautier dans son Rapport sur la Poésie en 1867.

femme des pieds verts, quand il lui a donné des pieds blancs ». Ce dernier ouvrage est justement de 1858 : Gautier avait donné en 1853 ses célèbres Emaux et Camées, peu après son voyage en Grèce où la vue du Parthénon l’avait guéri de ce qu’il appelle « la maladie gothique ». Une dizaine d’années avant Renan, Gautier avait récité, lui aussi, sa prière à l’Acropole. Carthage, dont les ruines ne sont vraiment rien auprès de celles d'Athènes, ne pouvait exercer une même influence sur Flaubert. « La maladie gothique » le ressaisira, lui aussi, lorsqu'il écrira sa Légende de saint Julien l’hospitalier, ce que M. Brunctière nomme « le vitrail de la collection réaliste ». Ajoutons que Flaubert rappelle encore à M. Froehner « les colosses égyptiens d’Abou-Simbal, qui ont la barbe enfermée en signe de deuil » ; le bras de la momie « rapportée d'Egypte par M.

Passalacqua et conservée au Musée de Turin » ; les Sakiehs, les vêtements noirs. « Mais vous dédaignez les voyages ! »

« Je ne sais », dit-il à la fin de sa riposte à M. Froehner, « ni l’hébreu, ni l’arabe, ni l’allemand, ni le grec, ni le latin ; je ne me vante pas de savoir le français ; j'ai usé souvent des traductions, mais quelquefois aussi des originaux ». Et quant à l’orthographe des noms anciens, — « je ne peux pas, par respect pour le lecteur français, écrire Hannibal et Hamilcar sans H, puisqu'il y a un esprit rude sur l'alpha, et m’en tenir à Rollin ! Un peu de douceur! »

Ce n’est pas tout. Dans sa réponse à Saïnte-Beuve, Flaubert citait le tarif phénicien de Marseille, cette inscription aussi fruste que précieuse, qui avait été exhumée en 1845 : « un vrai monument cathaginois, écrit en punique, et simple celui-là, je l’avoue ». Il rappelait encore l'inscription funéraire d’Eschmounazar, roi de Sidon, trouvée en 1855, et dont la découverte avait fait grand bruit. Il la donnait comme un exemple de l’emphase et de la redondance avec lesquelles un Oriental, dit-il, écrivait. « Des « gens qui se font appeler fils de Dieu, œil de Dieu « (voyez les inscriptions d'Hamaker), ne sont pas « simples comme vous l’entendez ». Renan à jugé aussi sévèrement ce texte célèbre, « d’un tour gauche, écrit-il, pénible, fastidieux, long verbiage d’un homme de petit esprit, obsédé de terreurs pour la cuve qui renferme ses os ». De nos jours, Flaubert n’aurait pas manqué de citer en regard l’inscription de Tabnith, le père d'Eschmounazar, découverte en 1887 par Hamdi-Bey à Sidon. Quelques années après que le chancelier du consulat de France à Beyrouth, M. Peretié, eut trouvé le fameux monument qui repose au Louvre, Flaubert ne pouvait avoir regardé d’un œil indifférent le cercueil de basalte, poli, acquis par le duc de Luynes et enlevé par l’équipage de la corvette la Sérieuse. « Dix paires de bœufs trainaient « le sarcophage couvert de fleurs et de branches de « palmier, sur le rivage de Saïda », écrit le duc de Luynes ; « sarcophage d’un roi dont les vaisseaux

avaient peut-être visité les côtes de la Gaule encore barbare, pendant leurs fréquentes navigations vers les îles septentrionales, aux extrémités du monde connu )».

Outre ces textes de toute sorte, quelques inscriptions imparfaitement interprétées et quelques objets d’art, que savait-on, lorsque Flaubert vint à Carthage en 1858, de précis, ou d’un peu exact au moins, sur la topographie de la patrie d’Hamilcar Barca ”?

Dureau de la Malle venait de mourir en 1857, l’année précédente. Sa Carthage datait de 1835 et son Afrique dans l'Univers de Didot, de 1840. Il appuyait, a dit M. de Sainte-Marie, ses recherches sur des extraits des auteurs anciens, et donnait deux plans de la Carthage punique et romaine, lesquels sont reproduits dans J’Univers de Didot.

Dureau de la Malle s'était inspiré de Falbe, capitaine de vaisseau et consul général de Danemark à Tunis. Falbe avait dressé en 1831 et publié, dès 1833, un plan de Carthage et des Recherches où il s'occupait sérieusement, et le premier, sur les lieux mêmes, de la topographie de la ville de Didon.

M. Froehner reprocha à Flaubert de n'avoir consulté ni l’un ni l’autre de ces ouvrages. « J’aurais pu « en tirer profit, dites-vous. Mille pardons. Je les ai « lus, plus souvent que vous peut-être, et sur les « ruines de Carthage ». M. Froehner laissait entendre que Flaubert n’avait aucune idée de l’emplacement et de la disposition de l’ancienne cité « moins encore que Dureau », ajoutait-il. Et Flaubert de s’écrier : « Mais que faut-il croire ? à qui ce fier, « puisque vous n’avez pas eu jusqu’à présent l’obli- « geance de révéler votre système sur la topographie « carthaginoise ? »

Déjà Tissot, qui venait de s’éloigner de l’Afrique, avait reconnu la nécessité de rectifier ou de confirmer les hypothèses de Shaw et de Mannert, surtout, comme il le dit, « de faire une rude guerre à M. Pellissier ». L'ouvrage de ce dernier, il ne semble pas que Flaubert l’ait connu.

Il cite celui de Movers, die Phoenizier, qui lui avait fourni notamment « l’explication peu décente, mais « claire, du nom de Tiratha, l’un de tous ceux par « lesquels Salammbô invoque Tanit ». Movers est le savant qui a accrédité l’opinion d’après laquelle la ville tyrienne aurait été précédée par une colonie sidonienne. Son livre publié à Bonn, est de 1841. « Les documents sur Carthage existent, et ne sont « pas tous dans Movers », dit-il à Sainte-Beuve.

Et c’est à peu près tout ce que Flaubert pouvait consulter le plus utilement, avec la carte de la

Régence, au 1/400 000, que le dépôt de la guerre venait de publier en 1857 et qui a longtemps rendu des services. |

L'année même où ïil visitait Carthage, Nathan Davis, chargé de recherches pour le compte du British Museum, y ouvrait des tranchées et y préparait son Carthago and its remains, qui allait paraître en 1861 et qui est détestable. Aussitôt après lui, Beulé, alors professeur d'archéologie à la Bibliothèque impériale, venait fouiller les fortifications puniques de Byrsa, les forts et la nécropole de Gamart. La colline de Saint-Louis, où les Arabes avaient « traîné euxmêmes la statue de M. Seurre, où un bataillon de nizams du bey s’était attelé au char que les chevaux du pays tiraient en désordre », et en outre le bord de la mer et quelques-unes des sépultures de la montagne voisine, avaient été sondés par Beulé; en 1861 il publia ses fouilles à Carthage, dont Tissot a rejeté plus d’une affirmation (1). Peu après, un des anciens camarades de Beulé à l’Ecole d'Athènes mit le pied en Tunisie et son travail est encore cité comme le modèle des journaux de voyage. C’est Victor

(1) Beulé signale notamment « dans une cour du Bardo, une énorme colonne de granit, qui avait deux mètres de diamètre et que l'on commençait à scier. Pour l’amener (de Carthage), on avait ajusté à chaque extrémité de la colonne un boulon en fer. On l'avait transformée par là en rouleau auquel il était aisé d’atteler des chevaux et des hommes ». Tous les touristes qui ont été au Bardo, ont vu cette énorme colonne dans la cour du musée Alaoui,

Guérin, de qui le duc d’Albert de Luynes a fait paraitre le voyage archéologique dans la Régence de Tunis. Flaubert a-t-il connu les travaux de Beulé (1860), de Davis (1861), de Guérin (1862) ? rien ne l’indique. Il avait dû manier l'Univers pitioresque, d'autant : qu’il se défend d’y avoir pris « des passages sans discernement », comme disait M. Froehner, notamment « les barbes enfermées en signe de deuil, les « escarboucles formées par l’urine des lynx, les « lions crucifiés ».

Flaubert a étudié le célèbre plan de Falbe, « minu tieux travail géométrique » que M. Pricot de Saïinte- Marie dans sa Mission à Carthage publiée en 1884, n’a pas peu contribué à faire connaître et surtout à mettre à la portée du plus grand nombre , — et d’autre partles deux planches'de Dureau de la Malle, «exactes et d’un haut intérêt ». C’est en souvenir des recherches qu'il y avait faites, qu’il déclarait à M. Froehner que « d’autres mieux informés ne par « tagent pas un tel scepticisme. Si l’on ignore où « était le faubourg Aclas, l'endroit appelé Fuscianus, « la position exacte des portes principales dont on a « les noms, etc..…., on connait assez bien l’emplace- « ment de Carthage, l’appareil architectonique des « murailles, la Taenia, le Môle et le Cothon. On sait « que les maisons étaient enduites de bitume, et les -« rues, dallées. On a une idée de l’Ancô décrit dans « mon chapitre XV. On a entendu parler de Malquä, « de Byrsa, de Mégara, des Mappales et des Cata-

« combes, du temple d’Eschmoun situé sur l’Acro- « pole, et de celui de Tanit un peu à droite en « tournant le dos à la mer ». Qu’aurait pensé Flaubert, s’il eùt vécu jusqu’à l’époque où Tissot déclara, à la fin du tome premier de sa Géographie comparée de la province d'Afrique, que l'on ne sait presquerien de Carthage; que la topographie de Dureau de la Malle fait honneur à son imagination plus qu’à sa critique; que les conclusions de cet auteur ont été trop souvent reproduites; que l’on a prêté trop d'autorité à ce qu’il appelle «des conjectures fondées sur des données insuffisantes et sur des rapprochements arbritraires »; que le plan muet de Falbe vaut encore mieux; (voilà pour la Carthage romaine) ; — enfin, que de la ville punique, « il ne reste guère que les vestiges de l’enceinte » ? Il serait curieux de savoir si Flaubert a lu, plus tard, les Emporia de Daux, dont la mission, véritable déni de justice envers Tissot, fut très coûteuse et, de l’avis des savants, ne donna que de médiocres résultats. Connut-il cet ouvrage, publié en 1869 ? ses restitutions téméraires ? ses plans, dont M. Reïinach a dit qu'ils sont, «pour une grande part (aujourd’hui impossible à déterminer), des œuvres de fantaisie » ? Connut il aussi l’article que Daux inséra dans le Tour du Monde de 1872 : rêverie qui semble pasticher médiocrement quelques pages de Salammbo , et qui est donné comme l'important résultat « de travaux archéologiques, de levers de plans, d'opérations

géodésiques » ? Mieux vaut assurément le poème de | Flaubert, même avec ses rues des Tanneurs, des Parfumeurs, des Teinturiers, dont il devait avouer à M. Froehner qu'aucun texte ne prouve qu'elles existèrent : « c’est en tous cas une hypothèse vraisemblable, convenez-en »,

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