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dante, mais pouvaat tomber à son tour dans la lour*
deur et la confusion ; c^est ainsi que sont traités beaucoup de rinceaux sculptés de la fin de Tempire romain, et ceux des époques modernes qui s''en sont le plus inspirées, sous Louis XIV, par exemple. Nous trouvons également cette prédominance dans les entrelacs celti-
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VI G. ijO.
ques, dans les rinceaux arabes et mauresques, et surtout dans le décor indien*.
Enfin les pleins prédominent parfois au point de couvrir totalement le fond, comme dans certains nattés dont les superpositions et les entrelacements, simulant le travail d'un tissu, laissent à peine voir le vide aux points d'intersection (fig. i3o).
Bien que l'artiste soit libre de faire prédominer le fond ou le décor, il fera bien, en général, d'accuser
I. Les décorations des tapisseries flamandes, dites «verdures»appartiennent aussi à ce genre.
LA THEORIE
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une prédominance quelconque afin d'éviter la monotonie d'impression*; à moins qu'il ne désire disperser l'attention sur toute la surface à la fois, parti souvent recherché dans les jeux de fond et les damassés et brocatelles d'étoffes.
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FIG. Ijl
Le fond n'a d'ailleurs pas toujours été considéré comme la surface visible résultant des intervalles du décor, et les artistes byzantins semblent les premiers s'être préoccupés de lui faire jouer un rôle à part en
I. Les dallages en damier à carreaux égaux noirs et blancs en sont la preuve, ainsi que les étoffes à rayures d'intervalles égaux dont il a été déjà parlé au g VII.
COMP. DECOR
le dotant d'un contour ornemental. Les Arabes, élevés à Técole byzantine et très épris des arrangements subtils, comme plus tard les artistes italiens, ont développé cette donnée en faisant du fond une contre -partie exacte de Tornement (fig. i3i).
Le décor abstrait et purement géométrique a pu se prêter à une recherche du même genre que la comparaison entre deux panneaux arabe et chinois {Qva ressortir en faisant valoir la supériorité du premier sur le
ne. ijs.
second (fig. i32), l'un étant étudié de manière à présenter des écoinçons réguliers et symétriques, que n'offre pas Pautre, tracé au hasard.
C'est là le secret de l'harmonie particulière aux combinaisons géométriques, enchevêtrées de polygones et d'étoiles, de l'art des Arabes, dans lesquelles on retrouve la recherche constante d'intervalles de fond réguliers et conséquemment décoratifs.
Le fond a été compris avec goût par un artiste unique au xvii* siècle : André Boulle, dans les ornements à double jeu de ses incrustations métalliques. Par une
LA THEORIE
habile transformation, on voit le dessin, débutant par exemple en clair sur un fond sombre, arriver insensiblement à se détacher en sombre sur un fond clair (fig. i33)».
Dans un ordre de choses plus ordinaire , nous ferons remarquer qu'un seul changement d'étendue, de relief ou de profondeur suffit parfois pour faire compter le fond ou le rendre inaperçu. Prenons, par exemple, une de ces dispositions fréquentes dans les tympans depuis le xvr siècle, comportant un
i.Nous reparlerons de ce procédé au g VIII des Incrustations, 2* partie.
ÏIC. Ij^
médaillon circulaire flanqué de deux écoinçons dont les contours suivent parallèlement les bords (fig. 134). Si récoinçon est traité en creux (A), il exprimera simplement un fond résultant de la rencontre des cadres, et
l'attention n''aura aucune raison de se porter sur lui.
Si, au contraire, il est traité en re~ lief(B]s il deviendra immédiatementun motif spécial semblant réclamer sa part d'intérêt ; ce ne sera plus un fond, mais un détail nouveau dont le contour, peu avantageux à cause de ses angles aigus, est évidemment à rejeter.
Il existe enfin un arrangement singulier entrevu pour la première fois dans les peintures gréco-romaines, imité plus tard par la Renaissance italienne et remis en faveur à la fin du siècle dernier. Dans un cadre formé de rinceaux, l'artiste remplira d'une couleur voyante cer-
LA THÉORIE
tains des intervalles choisis de manière à produire une sorte de fond factice (fig. 54 et i35). Cet arrangement, acceptable quand Pornement est formé de galons larges et méplats délimitant le fond avec franchise, nécessite, lorsque Tisolement n'est marqué que par aes rinceaux, des fleurs ou des brindilles, une sérieuse étude des contours, si Ton veut éviter les maigreurs des parties confinant au cadre; mais il aura toujours le tort, quelque bien traité qu'il soit, de n^être qu'un expédient et de manquer de franchise.