‹ La composition décorativeChapitre 38 sur 66 · GRAFFITI · texte numérisé non relu

GRAFFITI

La gravure sur métal, déjà mentionnée dans le travail du fer et du bronze, se traite à Peau-forte ou au burin d'une manière analogue à la gravure des estampes, c'est-à-dire par tailles hachurées parallèles ou croisées* ; cependant, bien que le procédé soit identique^ une différence essentielle doit exister dans l'expression de chacune d'elles; ainsi, tandis que le graveur d'estampes s'appliquera à reproduire fidèlement les tonalités, le modelé précis et détaillé des formes naturelles, le graveur décorateur ne recherchera que Teffet général des masses et la silho»uette des contours. La gravure au pointillé, par exemple, si veloutée dans l'estampe, sera plutôt traitée avec rudesse dans le décor d'un objet métallique, soit qu'elle serve à garnir des fonds, soit qu'elle exprime les demi-teintes sommaires du modelé.

Dans la gravure sur métal, les motifs peuvent être, selon le cas, épargnés sur un fond gravé, ou inversement burinés sur fond uni, suivant que l'on désire faire ressortir en mat ou en brillant le nu ou le décor (fig. i65). La gravure manquant de netteté, en même temps que les rugosités des tailles pouvant devenir gênantes en certaines occasions, on a pensé remplir les traits avec une substance noire et dure *, affleu-

1. Voir dans la présente collection le volume de M. le vicomte H. Delaborde : la Gravure, et celui de M. A. de Lostalot : les Procédés de la Gravure. — A. Picard & Kaan, éditeurs.

Page 1