XVII. — PAPIERS PEINTS ET TOILES PEINTES. ÉTOFFES IMPRIMÉES
Les industries dont nous allons parler relèvent surtout de Vimpression^. Dans les papiers de tenture, celle-ci s'obtient soit à la planche, soit au rouleau; le premier procédé, le plus ancien et aussi le plus parfait comporte un tirage à Taide de planches en bois, gravées en taille d'épargne, que l'on complète souvent par des sortes de cloisons ou rubans métalliques posés sur champ, ou encore par des clous enfoncés dans le bois, dont les reliefs sont arasés à la surface générale; le second, plus expéditif, remplace les planches par des rouleaux cylindriques, gravés de la même manière. Chaque planche ou rouleau est alors chargée d'une teinte qui se dépose et imprime la matière subjacente. Mais comme on ne peut tirer qu'une seule couleur à chaque opération, il est nécessaire de mettre en oeuvre, suivant la complication du dessin, autant de planches ou de rouleaux différents qu'il y a de teintes prévues dans la maquette.
Le dessin du papier peint étant généralement établi suivant un cavenas orthogonal, composé de rectangles correspondant aux dimensions des planches ou au développement des rouleaux*, et de plus, chaque tirage ne produisant qu'une série de bandes indéfinies, il faut donc que la contiguïté en largeur des motifs soit étudiée de manière à produire des raccordements heureux,
1. L'impression en couleur sur papier, relativement moderne en Europe, était connue depuis longtemps en Chine.