MOULURES A PROFIL RENTRANT
\ v or aichei ^ \
ties cachées en projection dont Peffet, nul en dessin, est très apparent en réalité (fig. 18) et qui demandent
- K^Jji
•mauvais!
FiG. 19.
à être établies avec une attention toute particulière, si l'on ne veut pas avoir de mécomptes à Texécution,
Mais quelle relation doit-on observer entre les différentes moulures? Il faut tout d^abord, conformément à la règle que nous avons posée plus haut, faire domine?^ certaines d^entre elles, soit en hauteur, soit en
saillie et par suite éviter les égalités quand les profils sont différents, sous peine d'obtenir un aspect commun et sans caractère (fig. 19). Si au contraire Partiste avait cherché à répéter symétriquement, suivantun
axe, une ou plusieurs moulures, chacune d'elles devrait être identique aux moulures correspondantes (fig. 20)^.
En ce qui concerne les moulures, il faut se garder, comme pour le galbe, des profils dont la forme indécise ou le relief insuffisant impliquent un manque d'effet (fig. 21)2.
Moulures indécises
i. Ce principe s'applique aussi bien aux bordures, cadres et montants moulurés qu'au vase ou à ses dérivés.
2. Ces sortes de moulures appartiennent naturellement à ces pseudo-styles du deuxième empire dont on a déjà parle.
LA THEORIE
Ji
Les arêtes aiguës et tranchantes doivent être rejetées, non seulement pour leur sécheresse et leur fragilité, mais aussi à cause des difficultés qu'elles présentent d'ordinaire à la fabrication (fig. 22) ; il faut également introduire
moulures
des petits plans de transition : filets ou tarabiscots, qui délimitent bien ^^'^' '^"
le raccord des moulures et ajoutent un fond aux angles rentrants, de manière à éviter les juxtapositions tangsntes
semblant proj^ f\ )\ J^ voquer un glis-
sement des surfaces; comme dans le vase A corrigé en B
(fig. 23).
11 est enfin excellent de faire correspondre,de distance en distance, les nus de quelques moulures; ce
rappel simplifie la forme et donne de Punité à Ten-
semble du profil (fig. 24).
Nous terminerons cet exposé par un dernier conseil :
celui de tracer le moins possible les parties courbes des
profils à l'aide de raccords d'arcs de cercle décrits au compas, mais de les dessiner de préférence à la main^. I Le profil est un élément de forme aussi
^ délicat, dans son genre, qu'une fi-
gure, une fleur ou un rinceau, et la recherche de ses contours est incompatible avec des procédés plus ou moins ingénieux que les a Vignoles »
indiquent comme les solutions invariables de Tart de profiler. La main, guidée par le sentiment, peut seule, et suivant l'occasion, imprimer au profil la grâce ou le caractère.
On trouvera pour Tétude du profil les plus excellents modèles dans les œuvres d'architecture grecque et romaine, dans les meubles de la Renaissance française et italienne, dans les récipients orientaux et surtout dans les vases corinthiens dont le 2albe et les moulures restent des ^^'^' ^*" types accomplis de grâce, de sou-
plesse et de simplicité.