II, CSS FORMES A DEUX DIMENSIONS
La forme, n'ayant plus à compter ici avec Tépaisseur
I. Il peut être fait exception pour certaines baguettes, tores ou gorges à profils circulaires, lorsqu'ils sont places symétriquement entre deux filets de même saillie, une inflexion de la courbure dans un sens particulier n'étant pas ici motivée.
LA THEORIE
ou la profondeur, n^exige plus qu'une seule condition : celle d'un contour agréable.
Contour. — Le contour relève naturellement des lois du profil et demande comme lui à être franchement accusé dans toutes ses parties. Nous dirons même, quoi que cette affirmation puisse sembler puérile, qu'un contour carré doit posséder ses côtés bien égaux et ses angles bien droits, qu'un rectangle, au contraire^ doit avoir ses dimensions de longueur et de largeur bien
Contours bâtards et indécis.
différentes, qu'un losange ne doit pas être confondu avec un carré sur l'angle, qu'un cercle doit n'avoir qu'un centre et un ovale être franchement plus long que large. Ce principe, plus que banal, est pourtant trop souvent méconnu; de là ces contours bâtards et indécis présentés journellement dans l'architecture et dans les industries d'art (fig. 2 5).
Aussi les contours détaillés comme les angles à crossettes, lobes arrondis, bordures festonnées, arcatures orientales, lambrequins, etc., demanderont -ils des profils franchement accusés sous peine de manquer de caractère et d'effet. On devra également avoir soin d'éviter les égalités de saillies et d'intervalles, de pleins et
COM". DECOR
d'échancrures, en même temps que réserver des parties bien dominantes (fig. 26).
Nous retrouverons encore ici la nécessité d'une répétition complète dans les contours symétriques par rapport à un axe, quel qu'en soit le sens, et par suite le rejet des fausses symétries, c'est-à-dire des contours répétés identiquement, malgré Tabsence d'un axe.
mauvais
On fera bien aussi d'éviter les angles trop aigus^ rentrants ou sortants, car à l'âpreté et à la sécheresse des contours viennent s'adjoindre les difficultés d'exécution, toute exagération de ténuité dénotant une faiblesse réelle ou apparente du plus mauvais effet (fig. 27); par contre, les contours mous, veules, trop ondoyants, c'est-à-dire composés uniquement de courbes, sont également à rejeter (fig. 27 bis).
Il faudra encore se défier des contours à bords déchiquetés qui ne présentent qu'une confusion de profils sans liaison , comme on l'observe dans un grand
LA THÉORIE. 3S
nombre de cartels de la Renaissance en Flandre et en
Angles trop aigus.
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Allemagne, notamment dans ceux de l'école de Dietterlin (fig. 28).
Contours mous et ondoyants.
FIG. 27 bis
Enfin dans le contour, comme dans la proportion, la franchise doit être complète et le principe de l'égalité,
OU de l'inégalité, une fois choisi, doit être poursuivi
et appliqué sans aucune hésitation.
L'antiquité, Tart arabe et la Renaissance nous offrent dans les arcatures, frontons,
lambrequins, consoles, acrotères, tables, écussons et
cartels les meilleurs modèles de contours à la fois francs
et variés.
Fie. -M