‹ La Composition du Livre d'HabacucChapitre 37 sur 69 · TAN · texte numérisé non relu

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N'imaginons pas que les maux dont va se plaindre le prophète, (11#17), sont causés par les conquérants nouveaux. Lauterburg estime qu'il n’en est rien : il s'agit toujours de l'oppression chaldéenne, comme si les libérateurs Perses étaient non avenus!. Au début du chapitre 11, Habacuc va monter à son poste d'observation, et réclamer de Dieu une réponse à sa plainte. Ge n’est pas qu'il ne la connaisse. Elle a déjà, d’après le même exégète, été reproduite en 45-11, et c'est à cette vision encore irréalisée que se réfèrerait la déclaration divine en %.

Ni cette reprise de la promesse libératrice (45-11 2%), ni la reprise de la plainte du prophète (42-1115 2), ne tendent à nous donner cette impression de « développement vivant et conséquent » qui, grâce à la conception unitaire du livre et au rôle attribué aux Perses, ne devait faire défaut, pensait l’auteur, en aucun endroit de la prophétie ?.

Tout récemment, l'hypothèse unitaire a été présentée par Bernhard Duau* d’une facon absolument nouvelle. La strophique et l'histoire s’entendraient à prouver l’unité de composition du livre.

L'œuvre, bâtie sur un plan unique, se composerait de six poèmes en tétrastiques bien construits. Mais on n'assure pas cette belle ordonnance sans prendre, avec le texte, certaines libertés. IL faut supprimer, par exemple, en 2'b le membre de phrase le plus célèbre de tout le livre et que beaucoup avaient accoutumé de regarder comme central en la prophétie :

Et le juste, dans sa confiance, vivra.

Qu'il aitété l'objet des commentaires de Paul *, du rédacteur de l'épître aux Hébreux *, et de Luther, n'est assurément pas de nature à garantir son authenticité. Encore faudrait-il, pour

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