‹ La Composition du Livre d'HabacucChapitre 41 sur 69 · Op, cit., p · texte numérisé non relu

Op, cit., p

2 RP 21r 3, Op. cit., p. 4, 20. Cheyne fait sienne cette observation et voit dans le

des Palestiniens l'annonce, à si peu d'années d'intervalle, de la chute de Ninive et de la défaite du Pharaon Nécho. Il faut se le rappeler d’ailleurs. Les traits concrets, qui servent à peindre ici les envahisseurs, ont pu être empruntés aux incursions scythes, à moins que, — et c’est plus probable, — ce ne soient de simples clichés, destinés à caractériser, comie tels, toute espèce de conquérants.

Duhm fait valoir contre l'hypothèse chaldéenné une autre impossibilité. Quelqu'un qui aurait connu le poids du joug assyrien, puis égyptien, n'aurait pas maudit les Chaldéens avec la violence d'Habacuc !.

Mais, à supposer que les malédictions du chapitre n soient l'œuvre du même auteur'que la prédiction du chapitre 1, et quels qu'aient été les maux infligés par l'Egypte à la Judée vaincue, ne pouvait-il pas gémir sous une tyrannie nouÿelle? En dépit des souvenirs de Mégiddo, Sédécias lui-même né s'était-il pas allié au Pharaon Apriès contre Nabuchodonosor?

Quant au joug assyrien, on doit reconnaître qu'il n'était plus écrasant dès la seconde moitié du règne de Josias, puisque ce prince avait pu, sans se voir inquiéter, étendre son autorité sur l’ancien royaume d'Israël, qui était devenu pourtant une conquête assyrienne. Même après avoir connu d’autres dominations étrangères, un prophète juif pouvait maudire ceux qui avaient détruit le Temple de Jérusalem, emmené le peuple en captivité, aveuglé le roi Sédécias et massacré ses fils devant lui. En outre, il faut le noter, rien ne prouve que les malédictions du chapitre second soient de la même époque ou viennent de la même main que l'annonce des Chaldéens au chapitre premier.

Les Chaldéens, nous l'avons vu, ne sauraient être, pour B. Duhm, les conquérants dépeints dans le livre d'Habacuc. Mais ils sont nommés en toutes lettres. C’est donc que ce nom recouvre la désignation plus ancienne d’un autre peuple d’envahisseurs. La solution est assurément fort élégante, qui

nom des oppresseurs, qu'il lit ©Ù3 une peuplade d’Arabes du Nord (Ver. a Rev., oct. 07, p. 3 ss.).

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