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soit douce et évidente. Une pure juxtaposition n’est pas une présomption d'unité chronologique !. »
Malheureusement, Stevenson ne va pas assez loin dans : celte voie. [l maintient, assez arbitrairement, pour les fragments divers d’un livre prophétique, d'Habacue, en particulier, cette unité chronologique plus vaste : la vie de l’auteur, qu'on suppose unique?. Rien, dans l'abstrait, n'autorise cette réserve. Pour chaque cas particulier, c’est l'analyse de l’ouvrage qui permettra de décider si la zône de temps dans laquelle Stevenson pense nous enfermer présente, ou non, assez d'ampleur.
En ce qui touche au livre d'Habaeuc, Renan * le considérait comme un recueil de morceaux émis dans le public à des dates diverses, par un seul et même prophète. I aurait été moindre artiste que Jérémie, mais patriote plus sensé. Aux alentours de 60%, vers le temps de Carchémisch, il aurait publié ses prophéties sur la venue et sur la chute des Chaldéens. C’est pendant le siège de Jérusalem par l’armée de Nabuchodonosor qu'il aurait composé le psaume du chapitre 1 pour soutenir le courage de ses concitoyens. Mais il est difficile de croire que les malédictions du chapitre 1 datent d’une époque aussi reculée que le règne de Joachim: Il l'est encore plus d'estimer que le chapitre n1 est antérieur à l’époque de la captivité. C’est de ce morceau que la juxta- -position au reste du livre est le plus extérieure et superficielle. C'est de lui qu'on s'est d'abord posé la question de savoir s’il appartenait à l'œuvre originale d'Habacuc.
A. LE cHapirREe III.
Comme Renan ne faisait pas difficulté de le reconnaître, c'est un véritable psaume. Il en offre tous les signes extérieurs. Il est désigné comme une « prière »(3!), son, terme qu’on retrouve dans les titres des psaumes {7, 86, 90,109, 142.