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2. Cheyne écrit également au sujet d'Hab. II : « Sa place la plus naturelle est dans la période persane. (Origin o/ the Psalter, p. 156.) Pour les psaumes qu’il date de la persécution d'Artaxerxès Ochus, cf. 16, p. 118, 175.
3, Le verset 18 devait suivre immédiatement le verset 16, avec la fin duquel il fournit le dernier tétrastique du morceau. Le v. 17 paraît être le développement d'un glossateur, qui exploite l’idée contenue au v. précédent. 3%a commente 315, d’après le Ps. 18, versets 32 et 33, comme 3°? commentait 3".
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B. Les MALÉDICTIONS DU CHAPITRE Il.
Maint exégète, qui ne considère plus le chapitre 117 comme l'œuvre du prophète Habacuc, continue de traiter les malédictions du chapitre 11, plus ou moins débarrassées de surcharges et de gloses, comme un élément originaire du poème, formant, dès le début, avec tout ou partie du chapitre 1, une véritable unité. Telle demeure l'opinion de Budde, Nowack, Rothstein, G. A. Smith.
Sans rien préjuger de son appartenance primitive à la partie du livre qui précède, nous examinerons, en ellemême, cette section assez nette du recueil, qui va du verset > du chapitre 1, jusqu'au cantique du chapitre mx. Il n’est pas difficile de reconnaître que le verset 20 forme transition entre les malédictions qui précèdent et le psaume qui suit. Nous l'éliminerons d’abord, comme rédactionnel.
Rorgsrein ! ne fait pas difficulté d'accorder que le morceau, dans son état actuel, se rapporte à la chute des Chaldéens. Mais il estime que nous sommes en présence d’un remaniement. A la base du texte développé qui s'applique aux conquérants étrangers, il y auraitune vieille plainte prophétique, beaucoup plus brève, contre les exactions que des riches injustes font subir à leurs compatriotes, en Israël. Ce serait le même thème que dans tout le début de la prophétie, composé des passages 12-14. 12a1f,9 1-5a { 6-10, Après cette trans position hardie de l'annonce des Chaldéens, le morceau 95 poursuivait le développement : il continuait de prédire le châtiment, aux Juifs impies dont le prophète avait, dans le chapitre 1, déploré les injustices. Mais si judicieux que soit le rapprochement, opéré par le savant critique, entre les deux moitiés? d'une plainte que la prédiction des Chaldéens a disjointe dans le texte actuel, on peut hésiter à voir de nouveau, dans 265, une malédiction adressée par le prophète à des riches iniques, de son peuple. Pour justifier cette
1. Ueber Habakhuk I und II (Studien u. Kritiken, 1894, p. 51-85), 2H Se,
interprétation, en effet, il faut appliquer au texte le fer et le. feu. Encore le résultat n'est-il pas satisfaisant.
Reconnaissons d'abord ce qui peut expliquer, en parlie, les audaces de ce dépecage. Le morceau 2-2 est loin de se présenter à nous sans surcharges. On a reconnu le caractère rédactionnel de 22°, Si tout le passage s'applique aux Chaldéens, force est d'avouer que les versets 18 et 19, même intervertis, ressemblent fort à une addition postérieure. On ne conçoit pas, en effet, que les peuples payens soumis à Babylone puissent reprocher au conquérant son idolâtrie. Dans les 13 versets qui restent, outre la glose : « jusqu'à quand » du verset 6, la traduction donnée plus haut a dû considérer comme surcharge : « En fauchant des peuples nombreux », au milieu du verset 10, puis 432 et 14 entier; le début de 16 et les mots : «de la main d'Iahvé » dans le même verset. En outre, la division en tétrastiques est débordée par la bavure que fait la fin du verset à etla première partie du verset 6. Il en est de même des expressions : « Et tu leur seras un butin », à la fin de 27. Je n'ai pas cru pouvoir affirmer que nous avions affaire à des gloses, ne voulant pas en décider d’après une division strophique qui demeure conjecturale. Mais il n’est que juste de le dire, on comprend, de la part de Rothstein, une sévérité plus grande à l'égard de ces passages. Leur omission ne ferait que dégager l'aspect harmonique du morceau. Or, ces passages d'authenticité suspecte sont précisément de ceux qui appliquent de façon plus déterminée à un peuple conquérant la série des malédictions. Quant au verset 8, il forme un télrastique dont la suppression n’enlèverait rien à l’économie rythmique de l’ensemble. Du même coup disparaîtrait encore une des références éxpresses à une nation victorieuse. On ne saurait donc écarter dédaigneusement l'hypothèse de Rothstein. Elle a pour elle, ne disons pas l’appui, mais jusqu’à un certain point; la perfide complicité du texte.
Notons-le toutefois. Fît-on, même en bloc, ces suppressions, dont chacune peut sembler plausible ou du moins tolérable, cela ne suffirait pas à éliminer du morceau toute
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référence aux Chaldéens. Rothstein doit supposer que les additions provenant d'un remaniement ont élé beaucoup plus loin. Il ne peut pas conserver le verset 12 et le verset 13. Tout en considérant plutôt les versets 15 et suivants comme rédactionnels, il admet, cependant, la possibilité qu'ils aient fait partie du texte primitif. Mais la réserve est superflue :
Malheur à qui abreuve les autres de sa colère, À qui les enivre au calice de sa fureur, etc.
On l'avouera, de telles paroles s'appliquent mieux à un peuple conquérant qu'à une classe d’oppresseurs.
Ne pouvant réduire à néant le morceau qu'il veut restituer dans sa forme originelle, outre 9, 10 épuré, 11, Rothstein conserve aux malédictions primitives le passage 2° PT:
Malheur à qui accumule ce qui n'est pas à lui Et qui se charge d'une lourde dette, Car soudain se dresseront tes créanciers Et s'éveilleront des gens qui te harcèlent.
On a peine à croire qu'il s'agisse là de Joachim, ou de façon plus générale du Juif riche et tyrannique. Tout ceci s'entend au mieux d'un peuple de conquérants Les victimes à leur tour, lui demandent raison.
Bref, si large qu'on soit disposé, — vu l’état du texte, — à faire la part des interpolations, Rothstein se la taille plus large encore, et: cela même ne suffit pas pour que le résidu de tant d'épurations successives ressemble à ce qu’on voudrait obtenir !. On n'arrive pas à trouver une malédiction contre le roi Joachim ou les compatriotes iniques du prophète. On continue d'y reconnaître, malgré tout, l'allusion à des conquérants.
Hitzig avait déjà rapporté à Joachim le passage 29-14, Srape? l'en reprend avec raison. Mais il estime qu'on ne saurait penser davantage au roi des Chaldéens. Cet homme qui veut