Davidson, Nañ. Hab. Zephan., p
faut rapporter les versets 13 et suivants, qui les supposent déjà présents. Il est concevable qu'on soit tenté de croire que la situation décrite au verset 13 est toujours celle des versets 2-4, et que le juste, comme le méchant, sont les mêmes dans les deux cas. Mais l'intercalation 15-!° entre ces deux passages rend, actuellement, cette identification des points de vue impossible.
KUENEN a essayé de parer à cette objection !. Pour lui et pour Boehmer?, 1%!" n'est pas à concevoir comme si les Chaldéens étaient encore à venir. Ils sont présents, puisque, par hypothèse, le morceau est d’une venue, et que 4 !2-!6 les montre déjà oppresseurs. L'annonce de leur invasion n'est qu'un procédé dramatique. Mais il reste assez curieux que l'auteur se prête à envisager, soudain, les oppresseurs comme futurs, entre deux passages où il les considère comme présents. Gela créerait, entre 42°, 45-11, 41216, un va-et-vient de la pensée qui, même chez un prophète, ne saurait sembler naturel. De quelque biais qu'on envisage la suite de ces morceaux, qu'on fasse chevaucher l'imagination d'Habacuc de vision d'avenir en vision d'un avenir ultérieur encore, ou qu’on la suppose ramenée en arrière par un procédé factice, dans les deux cas, on ne donne pas à la pensée une marche bien naturelle.
Ne serait-ce pas un indice que les versets 1*!! ne sont pas à leur place originelle ? Peut-être suffirait-il de transposer ce paragraphe pour obtenir une suite satisfaisante et sauver l'unité du morceau. C’est ce que l’on a tenté.
Buppe propose de reculer 1*!! jusqu'après 2!. On évile ainsi de couper en deux la plainte du prophète. La suite en devient plus naturelle : 42-# 12-17, D'après la disposition actuelle du texte? il n’y a pas de conclusion à cette première partie. Car on ne peut tenir pour une réponse digne de ce nom, pour un oracle nécessitant une révélation spéciale et une mise en scène appropriée, la maigre sentence du verset 2°. Il en va tout autrement, si ce n'est là qu'une intro-