ROUES
tard. On ne conçoit guère les expressions : « l'oppression et la violence sont devant mes yeux », «il y a des querelles et des contentions », si on les rapporte au sort du peuple juif vers 615, et aux relations internationales qu'il entretenait alors !.
En outre, la théorie de Budde suppose que 17* se rapporte à une oppression étrangère. ÎIlen va de même dans Phypothèse deJ. Hazévy ? qui transpose 1%!!avant4?#. GreseBrecaT*, WELLHAUSEN *, Nowack, PEake tiennent l'annonce de la venue des Chaldéens pour une prophétie plus ancienne, postérieurement intercalée dans la suite naturelle que forment 424, 4125. et comme les versets 11555. ne peuvent s'appliquer qu'à un peuple de conquérants, il s'ensuit que dès 17, il s'agit d'eux.
La conclusion vaudrait, sans doute, si 1!#ss devait être considéré comme la continuation originaire de 171%. Mais nous verrons qu'il n’en est rien. D'autre part, 171 ne se prête pas sans contrainte à l'interprétation qu'on en veut donner. Les querelles et contentions du verset 3, l'impuissance de la loi, au verset 4, les dénis de justice du même passage, tout celà s'entend mieux de désordres intérieurs à Juda que d'une oppression de peuple à peuple.
Nowack reconnaît que le sens des versets en question gagnerait en clarté s'il s'agissait d'iniquités sociales entre Juifs. Il trouve difficile de rattacher la fin du verset 3 au début du même verset, qu'il interprète d'une tyrannie étrangère. Les mots de querelles et de contentions 3% 15% ne lui semblent pas naturels pour désigner la persécution exercée sur Juda par ses ennemis. On ne peut mieux songer, ajoutet-il, à l'entendre d'une contestation qui s'élèverait entre les pieux et [ahvé. Cette signification demanderait à être préci-
1. Cf. Davidson, Max. Hab. Zeph., 52 ss.; Nowack, KI. Proph., 250. 2. Rev. Sém., 1906, p. 99 ss.