The.problem of the sufering in the O. T., p
sée par le contexte. D'autre part, ces mêmes mots de querelle, contention ne peuvent être l'addition d’un lecteur qui aurait faussement entendu le passage de luttes intestines, car le dernier membre de 1* n'est que faible, en « decrescendo », après les expressions de ruine et de violence qui précèdent. Le même savant critique fait uné autre remarque également instructive. Il admet la lecture n5# pour "n5% en 1*, parce que le terme massorétique n’est pas assez énergique pour s'appliquer à une persécution des Juifs par un peuple étranger !. Autant d'indices, justement aperçus, que le passage 1?‘ ne se rapporte, en effet, qu'aux désordres intérieurs de Juda ?.
Pourquoi Nowack persiste-t-il à l'entendre autrement ? C'est à raison du verset 1'?, qui se rapporterait à la même situation que 12%. — Mais, si la situation est la même qu’en 12, ce n’est pas dans le texte actuel. Il faut d’abord enlever 45-11. Ce morceau, qui appartient à la rédaction présente du texte, n'était pas relié primitivement aux groupes de versets 121, 11258, Qui nous assure que ces deux derniers passages étaient attachés eux-mêmes à 111?
La solution de la difficulté créée par 1°!! ne consiste pas simplement à éliminer ce passage du texte. Ce qui reste du chapitre 1 ne réussirait pas encore à former un tout cohérent. Mieux vaut sans doute, par derrière la combinaison assez maladroite que présente le recueil actuel, tâcher de discerner les morceaux primitivement indépendants qu'on trouve amalgamés aujourd'hui.
Or, si l’on procède de la sorte, on n'a pas de peine à remarquer que 412, 4118, — 11% surtout, — forme la suite naturelle de 1?-*, comme Giesebrecht l’a vu. Mais on notera également que ces deux fragments se rapportent plus naturellement à une désolation intérieure de Juda qu'aux ravages exercés par des dominateurs étrangers. D'autre part, les versets 41415.16 17 S’appliquent nettement à des conquérants.
TRI Proph 000 :
2. Id., Delitzsch, Keil, Kuenen, Oort, Rosenthal, Sinker, Rothstein, Volck, Stevenson, Driver, von Orelli, Wildeboer, Davidson, Marti, Eakin.
N'y a-t-il pas lieu d'y voir la suite du passage relatif aux’ Chaldéens (1°:11)?
Mais 4! s'adapterait mieux à 1!° qu'à 1!!, Or précisément: {1 n’est pas dans la direction générale du morceau qui précède el sert, au contraire, à introduire, dans le texte actrel, une idée toute nouvelle : celle de l'abus de pouvoir des Chaldéens,. justiciers de Dieu. Ge verset, avec le suivant, apparait comme une transition rédactionnelle entre le premier des fragmerts qui concernent les Chaldéens (1*-1°), et la suite de la plainte relative, originairement, aux maux intérieurs. de Juda (1%). La seconde personne du singulier en 114 a chance d’être également rédactionnelle et de remplacer une troisième personne. On lisait du conquérant : « Il rend les hommes semblables aux poissons de la mer. » Le rédacteur a voulu souder ce passage au verset précédent, où le prophète s'adressait à Iahvé en lui reprochant de donner licence au mal. Il écrit done : « Tu rends les hommes, etc... »
Jusqu'ici, nous nous trouvons essentiellement d'accord avec RorgsreiN '. Mais nous nous séparons de Jui, quand il considère comme formant un tout ‘primitif les morceaux rangés-dans l’ordre suivant : 121: A2a1,19) Q1-5a {6-10 :M4, 15a 26b me 9. 4ûa 410bf 11, <
D'après celte hypothèse, en effet, la prophétie n'est plus censée dirigée tout entière contre les Ghaldéens. Mais tout entière, elle est censée viser les impies du peuple, que les Ghaldéens viennent seulement châtier. Nous avons remarqué que celle théorie supposait une interprétätion des malédictions du chapitre 11, qui est difficilement acceptable ?.
Dans l'hypothèse de Giesebrecht, Nowack, Wellhausen, comme dans celle de Rothstein, on n'a pas assez tenu compte de la complexité primilive des passages qui sé trouvent combinés dans le livret actuel.
Marti s'abstient de supposer un rapport originaire entre les deux morceaux qui composent le chapitre 1. Leur combinaison actuelle est factice. D'autre part, nous avons vu qu’on