‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 10 sur 54 · HAVE · texte numérisé non relu

HAVE

tions pratiquées rétablissaient une sorte de déséquilibre neuro-végétatif localement compromis (Halphen, Worms et Robert Leroux). « La vérification que nous pratiquons presque journellement par le Proetz au lipiodol nous semble, en tout cas, un argument de valeur en faveur de la nation de la non perméabilité de l’ostium. » (Shuer-

mans).

L'étude des sinusites aiguës prête à moins de controverses. Les caractères, le siège et l’horaire des névralgies et des céphalées ont été fixés depuis longtemps et l’on en a même fait des éléments de certitude dans

le diagnostic de localisation de l’infection.

Pour ce qui est des sinusites maxillaires, reprenons la belle description d’Halphen. « Au cours d’un coryza aigu nous avons tous ressenti une douleur plus ou moins vive au niveau de la joue, dans la région sous-orbitaire et dans la région frontale, avec impression de tension des téguments, de plénitude profonde et de malaise général. Si ces douleurs persistent et même s’exagèrent, si l’écoulement devient plus abondant et unilatéral, nous pouïrons nous croire atteint de sinusite maxillaire aiguë. La douleur est souvent due aussi à la coexistence d’une sinusite frontale difficile à différencier. Il s’agit, en général, d’une hémicranie avec sensation de tension périorbitaire parfois sus et sous-orbitaire, avec crises plus douloureuses survenant périodiquement. Ces paroxysmes sont dûs à un obstacle dans le libre écoulement du pus et disparaissent lorsque le sinus se vide ». D’autre fois, les douleurs prennent la forme d’une névralgie sousorbitaire avec irradiation à la mâchoire, aux molaires

supérieures (sensation d’allongement des dents) et à la

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branche montante du côté correspondant; la pression au niveau de l'émergence du ner? sous-orbitaire et surtout de la branche montante, réveille une douleur plus aiguë encore. Les irradiations douloureuses dans la région fronto-orbitaire en imposent auprès des malades et de beaucoup de praticiens pour l’existence d’une sinusite frontale.

5° Période actuelle

Actuellement on retient les pathogénies précédentes avec plus d’esprit critique. La richesse du système nerveux nasal permet de décrire de nombreuses variétés de céphalées d’origine nasale et parmi celle-là la céphalée du cornet moyen qui nous intéresse spécialement parce que Didier s’en est occupé depuis 1923 et a suivi la question jusqu’à maintenant. Plus de trente observations personnelles, donc un certain recul, permettent de juger la thérapeutique avec des matériaux suffisamment

abondants.

La Compression du Cornet moyen au point de vue anatomique

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