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On peut appliquer à ce syndrome les mêmes remarques qu’au syndrome du ganglion sphéno-palatin.
4 Sinus
Les travaux de Sluder, de Canuyt et Terracol ont lancé la théorie du « vacuum sinus ». La plupart des affections endo-nasales peuvent, à un moment donné, obstruer l’orifice de l’un ou l’autre sinus et réaliser ce qu’on a appelé le « vacuum sinus » depuis les travaux de Sluder. Un ostium obstrué ne laisse plus passer l’air qui se raréfie dans le sinus par résorption par la muqueuse; le vide réalisé provoquerait dans celle-ci une sorte de congestion passive irritant les terminaisons nerveuses sensitives; il pourrait y avoir aussi rétension de secrétions muqueuses; le tableau clinique qui en résultera pourra en imposer pour une sinusite ordinaire. Le vacuum se réalise le plus souvent, croit-on, pour le sinus frontal à cause de l’existence du canal naso-frontal (Canuyt et Terracol) ; une petite malformation, déviation haute, gros cornet moyen, une cause inflammatoire nasale, obstrueront ce canal déjà étroit normalement. Le malade se plaindra de céphalées plus ou moins rebelles aux analgésiques; on a surtout décrit une localisation frontale de ces maux de tête à caractères variables, tantôt continus, peu accusés selon les jours et les heures, tantôt intenses, aigus, augmentant considérablement lorsque le patient s’applique à un travail exigeant la vision de près pendant un certain temps. Contrastant avec l’intensité de la douleur, on note l’absence de tout autre signe subjectif — un examen nasal superficiel sera négatif. Une fois
de plus, cependant, le signe d’Ewing sera positif.
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Bourguet ne croit ni à l’existence du vacuum sinus ni à sa symptomatologie : il soutient que cela est en contradiction avec les constatations anatomiques. Lewis n’admet pas non plus que les céphalées soient dues à une résorption d’air dans les sinus. L’auteur n’a jamais constaté que quand on procède à l’ouverture de ces cavités l’air s’y engouffre avec un certain bruissement! Il croit plutôt qu’il se produit des adhérences infectées, analogues aux processus adhésifs que l’on peut trouver dans l’utérus, les bronches, la vessie. Ces adhérences seraient à l’origine des douleurs. Une certaine confusion nous paraît d’ailleurs exister dans l'esprit de beaucoup d'auteurs. On confond souvent, nous semble-t-il, sinusites latentes et vacuum sinus et cette confusion augmente quand on emploie les termes de sinusites sans sinusites et de sinusites sans pus. Un vacuum peut, sans doute, à la longue, devenir une sinusite suppurée plus ou moins latente; de même qu’il n’est pas impossible qu’une sinusite chronique discrète puisse se compliquer de vacuum sinus si son ostium est obstrué à un moment donné.
Nous voici loin de notre sujet. L'avenir transformera sans doute bien de nos conceptions mais il ne nous paraît pas douteux que le vacuum sinus existe. Une thérapeutique de décongestion, un râpage du canal naso-frontal, le rétablissement d’une perméabilité nasale troublée a guéri bien de nos malades. Une cause mécanique de compression des filets nerveux suffira évidemment à expliquer par elle-même les céphalées et il sera parfois difficile de faire la part de cette cause locale et du trouble
sinusien qui en résulte. On a prétendu que les interven-