‹ La compression du cornet moyen par les malformations hautes du septum: Pathogénie de certaines céphalées rebellesChapitre 11 sur 54 · A. - ANATOMIE NORMALE · texte numérisé non relu

A. - ANATOMIE NORMALE

La connaissance de l’aspect normal des fosses nasales n’a pas ici grand intérêt. Il suffit de savoir que la région qui nous intéresse, la partie postérieure de la paroi externe des fosses nasales, est irrégulière. « Elle présente de minces lames osseuses qui s’en détachent en se repliant plus ou moins sur elles-mêmes, d’où leur nom de cornets. Il y a trois cornets : inférieur, moyen, supérieur. Le cornet inférieur est à la fois le plus gros et le plus rapproché de l’orifice antérieur des fosses nasales; il est constitué par un os indépendant inséré sur le maxillaire supérieur. Le cornet moyen est une partie de l’ethmoïde, il est situé en arrière et au-dessus du premier; en arrière et au-dessus de lui se trouve le cornet supérieur et quelquefois un quatrième cornet, peu important anatomiquement et tout à fait négligeable en clinique. L’espace compris dans la concavité du cornet inférieur entre lui et la paroi externe s'appelle le ménat inférieur; au cornet moyen correspond le méat moyen. »

Une chose qu'il importe de bien connaître dans l’anatomie des fosses nasales, c’est l’innervation de celles-ci. Le rôle réflexogène de la muqueuse nasale, la notion des sinusites postérieures latentes ou non, la définition

de certains syndromes douloureux dits « sympathal-

AL; 1 | les

giques » sont d'acquisition récente. Les pathogénies proposées par les différents auteurs ne se rejoignent pas toujours, d’autant plus que les données anatomiques sur lesquelles ils s'appuient ne sont pas encore formelles. Ils mettent en cause l’un ou l’autre système nerveux.

En effet, la pituitaire a trois sources d’innervation :

A) Cérébrospinale, par les branches du trijumeau;

B) Parasympathique, par le grand pétreux superficiel (facial) et le grand pétreux profond (glosso-pharyngien)), et

c) Orthosympathique : vingt fois plus riche que le

trijumeau (Hirsch) et de deux origines différentes

D'une part, le réseau périvasculaire qui accompagne les troncs artériels destinés à la pituitaire et, d’autre part, les fibres confondues avec les nerfs de la sensibilité générale. Delmas (in Terracol) en étudiant la sensibilité nasale assigne au trijumeau le territoire muqueux comprenant tous les revêtements et les dépendances qui dérivent des poches branchiales ectodermiques, laissant au glosso-pharyngien et au pneumogastrique l’innervation sensitive des muqueuses dérivant des poches endodermiques. Il conseille, après Worms, de considérer en bloc, jusqu’à plus ample informé, le système trigéminosympathique et de voir dans les réactions individuelles particulières la manifestation d’un terrain de déséquilibre neuro-végétatif plus ou moins prononcé.

Quoi qu’il en soit, la richesse de l’innervation de la muqueuse est immense et si l’on ajoute que la sensibilité peut être modifiée par des stases ou des anémies

locales d’une intense circulation sanguine et que, de plus,

EC

nous sommes en présence de cavités étroites, adossées l’une à l’autre, où la moindre déformation peut apporter des modifications de perméabilité et des compressions diverses, on ne s’étonnera pas du rôle important que jouent les fosses nasales et leurs annexes dans la genèse

d'innombrables algies céphaliques.

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