‹ La Compression Successive des Deux Poumons: Dans le Traitement de la Tuberculose Pulmonaire par le Pneumothorax ArtificielChapitre 4 sur 15 · CAUSES DE LA BILATÉRALISATION DES LÉSIONS · texte numérisé non relu

CAUSES DE LA BILATÉRALISATION DES LÉSIONS

Un point nous semble devoir être mis tout d’abord en relief, concernant l’importante question de l’unilatéralité des lé- “sions à l’origine de toute cure piésithérapique. Quelques auteurs, Schmitt, Leuret notamment, ont réclamé l'intégrité absolue du poumon appelé à la suppléance. Cette indication idéale se rencontre, il est vrai, dans quelques cas de pneumonie caséeuse, frappant exclusivement une portion de lobe, ou au début de certaines formes aigües, d'évolution très rapide. Mais dans la majorité des tuberculoses traitées, — formes ulcéreuses «et fibro-caséeuses chroniques, — cette unilatéralité parfaite est — au moins anatomiquement, — exceptionnelle. Aussi la plupart des auteurs sont ils généralement beaucoup plus larges dans les indications de la méthode, et l'existence de lésions hétéro-latérales, pourvu qu’elles soient actuellement inactives, stationnaires, sans tendance

extensive, ou éteintes, cicatrisées, n’est plus une contre-indication absolue à la création du P. A., lorsque l'intérêt du malade l'exige.

Î n’est donc pas inutile de nous rappeler ici que, dans des cas très fréquents, le poumon vicariant, cliniquement appelé « le poumon sain », récèle lui aussi, en quelque coin, des lésions plus où moins discrètes, plus ou moins latentes, susceptibles de se réveiller et d’assombrir un jour l’avenir du malade.

Mais sous quelles influences provocatrices éclatera cette nouvelle poussée ?

Parfois, c'est au début même de la cure, dès les premières

insufflations, sans aucune cause évidente, que l’on assiste à la tuberculisation rapide du second poumon; Rénon, par

exemple, a cité quelques faits de ce genre. Il semble, dans:

ces cas malheureux, que l’on ait opéré au moment même où la bilatéralisation était en train de s’effectuer. spontanément. L'épreuve de la cuti-réaction, pratiquée systématiquement, permettrait sans doute de prévoir et d'éviter un semblable accident: elle se montre alors négative, ou très fai: blement positive, indiquant chez le malade la disparition de l'allergie, c’est-à-dire de l’immunité acquise, et l’effondrement des moyens de défense. En cette occurence, il est évident que le Forlanini est inopérant et ne saurait empêcher l'extension au poumoin sain. D’où la règle de n’opérer que des sujets à réaction franchement positive.

Quelques auteurs ont pu, dans plusieurs cas, mettre en accusation le pneumothorax lui-même: Hymans Van den Berg. De Jong et Schult ont cité des cas d'extension granulique au

poumon sain à la suite du traitement de Forlanini ; Jacque- :

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