PAC ER
ne lui paraisse pas une mesure de méfiance, on en fera une règle générale, applicable et appliquée sans exception à tous les caissiers qui se succéderont, et inscrite dans les règlements d’organisation, pour une commune par exemple, dans le règlement communal. Aïnsi cette mesure n'aura rien de vexatoire et d'humiliant.
Bien que l’honnêteté du caissier soit la meilleure sauvegarde contre les détournements et les malversations, il est nécessaire d'exercer sur ce fonctionnaire une surveillance stricte, mais exempte de méfiance; il faut lui faire confiance puisqu'on a jugé, en le choisissant, qu'il en était digne, mais cette confiance ne doit pas être aveugle. Les droits et les obligations du caissier devront être déterminés réglementairement et d’une façon précise, de même que les devoirs des autorités de surveillance. Il serait bon que le règlement prescrivît des vérifications périodiques, par exemple tous les mois, à date fixe, dans lesquelles les vérificateurs s’assureraient que l’encaisse effective correspond bien au solde du livre de caisse, et que chaque écriture de ce livre est appuyée d’une pièce justificative. S'il est tenu un livre de rubriques, il y aurait lieu, en outre, de contrôler si les postes du livre de caisse ont été relevés exactement dans le livre de rubriques. Les vérificateurs rédigeraient un bref rapport de leur visite en formulant les remarques et les propositions nécessaires. Ce procédé aurait, de plus, l'avantage d'abréger la vérification du compte annuel.
Ce contrôle régulier n’exclurait nullement les visites faites à l’improviste, dont le nombre minimal pourrait même être fixé par le règlement. ;
En outre, puisque cette forme de comptabilité est appliquée avant tout dans les communes, et que celles-ci sont placées sous la haute surveillance du pouvoir exécutif cantonal, il pourrait être institué dans chaque canton un poste d'inspecteur des comptabilités de communes dont les attributions consisteraient non seulement en des vérifications périodiques, mais qui serait ie conseiller des caissiers de même que de l’administration communale, et qui serait chargé d'organiser, suivant les besoins, des cours de comptabilité communale. Aïnsi serait assuré le recrutement du personnel nécessaire, et bien des tâtonnements seraient épargnés aux nouveaux caissiers communaux qui, trop souvent n’apportent dans