‹ La Comptabilité Camérale: ses origines, ses formesChapitre 68 sur 101 · RON · texte numérisé non relu

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correspondaient au budget. Dans le livre du compte capital, on inscrivait les mouvements des capitaux, mais pour la plupart des postes seulement à la fin de l’année et sur la base des inventaires.

Ce système donna pendant longtemps entière satisfaction; cependant par suite de l’extension du service des chèques postaux, des paiements par la banque nationale, et en général du fait que beaucoup de règlements étaient effectués par virements, on sentit le besoin d'abandonner l’ancien système de comptabilité.

Le chef de la comptabilité fédérale ayant démissionné pour des raisons de santé (à l’âge de 70 ans), le Conseil fédéral saisit cette occasion pour réunir le service de la caisse et celui de la comptabilité en un seul organe dénommé: «Services de caisse et de comptabilité» (Kassen- und Rechnungs-Wesen) à la tête duquel il fallait un directeur capable d'introduire la comptabilité commerciale double dans l'administration centrale de la Confédération et ses exploitations en régie, et d’en surveiller ensuite le fonctionnement. À ce poste fut nommé le chef comptable de la Banque nationale suisse, M. Henze, qui en qualité d'expert, avait déjà eu l’occasion de vérifier la comptabilité de la Confédération et sur la proposition duquel avait été décidée l'introduction de la comptabilité commerciale double. Depuis le premier janvier 1914, la comptabilité de la Confédération suisse est donc la comptabilité double.

Toutes les écritures sont classées dans les livres de rubriques du compte d'administration et les livres de rubriques du compte capital, des fonds spéciaux et dépôts. Ces livres renferment toute la série des comptes qui se présentent de la manière suivante.

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