‹ La comtesse d'Houdetot, sa famille, ses amisChapitre 31 sur 48 · I. M"» d'Éiiinay · texte numérisé non relu

I. M"» d'Éiiinay

JEAX-JACQUES ROUSSEAU. 189

la connaissez moins. J'ai encore pour cela une autre raison, c'est qu'ayant le brouillon de la première, et non pas des autres, je suis bien aise qu'elles soient les premières copiées, car je me tranquillise sur toutes les choses de moi qui sont entre vos mains, sachant que si je venais à perdre les originaux, elles se retrouveraient toujours : ainsi, à moins que vous n'en ordonniez autrement, la première partie de Julie sera la dernière copiée. J'ai bien encore une autre copie à vous faire, mais l'original est encore trop peu avancé, et comme qu'on fasse, il est impossible de poursuivre à la fois tant de choses, et de bien faire.

Mon libraire de Hollande est venu me voir, et j'ai été en pourparlers avec lui sur la Julie. Je lui ai proposé des figures, et comme il ne s'en est pas éloigné, j'ai fait l'ordonnance de huit estampes pour accompagner l'ouvrage. Si cela peut vous amuser à lire, je vous l'enverrai, et je serais bien aise aussi que vous vissiez si les idées sont bien prises et pittoresques, et s'il y a quelque chose à corriger.

Adieu, ma bonne et chère amie! Continuez votre opiat, puisqu'il vous fait du bien, et ne vous livrez pas à des regrets inutiles qui en détruiraient l'effet.

M. d'Epinay est de retour. Je n'ai jamais eu que des sujets de me louer de lui, et il me suffit qu'il soit votre frère pour que la reconnaissance que je lui dois ne coûte jamais à mon cœur.

Je viens de recevoir un billet de M"® d'Epinay; je vous enverrai le billet et ma réponse.

Le projet de figures dont Rousseau parle ici pour la Nouvelle Héloîse se réalisa. Elles furent dessinées et gravées d après ses indications par Gravelot. Les originaux de cette belle illustration se trouvent actuellement k Paris, à la Bibliothèque de la Chambre des

igo LA COMTESSE D'HOUDETOT.

Députés, qui possède aussi un manuscrit des Confessions, et divers documents intéressants sur leur illustre auteur .

NEUVIEME LETTRE INEDITE

Lettre de Madame d'Houdetot à Rousseau.

Je vous envoie, mon cher citoyen, une lettre de notre ami. Il est plus raisonnable pour vous que pour moi. Il m'a écrit une lettre qui m'a fort affligée. Vous qui connaissez mon cœur, quand vous lui répondrez, vous pouvez lui dire que vous le connaissez bien et qu'il n'y peut entrer même aucun sentiment d'amitié que pour ce qu'il a lui-même jugé digne d'être de ses amis; et que s'il s'intéresse à ma santé, qu'il craigne d'affliger mon cœur. ^ ous n'entrez pour rien dans ce chagrin qu'il me fait. Il vous croit bien, mon cher citoyen, ce que vous êtes, et il vous aime en conséquence. J'ai reçu de vous une lettre charmante, où tout ce que la vertu et l'amitié ont de plus touchant et de plus sensible est exprimé. ^ appréhendez point, mon ami, j'ai au fond de mon cœur de quoi me garantir des dangers que vous craignez : ma raison même ne peut pas être séduite. Je crois que je démêlerais aisément les personnages dont vous parlez et qu'ils ne seraient pas dangereux pour moi. D'ailleurs mon cœur est fermé désormais à toute autre amitié, comme à l'amour, ce que j'aime me suffit. Ah! si notre ami, si vous aussi me connaissiez bien, vous n'auriez jamais d'alarmes, lui pour mon cœur, vous pour les dangers que vous craignez pour moi.

Disposez, mon cher citoyen, vos copies comme vous voutlrez. \ous savez bien que j'en suis impatiente. Me pourriezvous envoyer le commencement de ce que vous avez déjà copié?

Voyez et hâtez-vous. Songez à estimer ce qu'il vaut le temps que vous donnerez à ces copies, et qu'elles doivent en employer beaucoup. Adieu, mon cher citoyen. Je ne vous conseille pas de parler à notre ami des sujets des plaintes que vous avez contre M"*" d'Epinay, qui me regardent. Vous voyez qu'il pense comme moi, pour éviter l'éclat d'une rupture. Si par hasard on vous en avait imposé sur ce qui la regarde, mon cher citoyen, je suis plus compromise que vous dans ce qu'elle a fait, elle n'est pas autant mon amie, et je doute.

Adieu, mon ami, je ne puis aujourd'hui vous écrire davantage, j'allais un peu mieux, cette maudite lettre' a tout dérangé, je me flatte que cet orage passera comme les autres. On est bien fort, cher citoyen, lorsqu'on a pour soi sa conscience et son cœur, il faut toujours les mettre de son côté; c'est le vrai et le seul moyen de se tirer de tous les embarras de la vie.

Ce 27 novembre.

(Manuscrits de ISeuchâtel.)

Réponse de Rousseau à la lettre précédente.

(Inédite.)

A l'Hermitage, le 3o novembre 1757.

Vous tourmenterez-vous sans cesse pour des chimères, et n'apprendrez-vous point une fois à être contente avec tant de sujets de l'être ? Votre ami vous aime, que lui demandez- vous de plus ? S'il est inquiet quelquefois, peut-on bien aimer sans l'être, et s'il se chagrine volontiers en santé, jugez de ce qu'il doit faire, étant malade. Cherchez-vous un homme parfaite Oîi le trouverez-vous ? Et quel défaut doit moins vous déplaire dans votre amant que celui qui marque au moins qu'il s'occupe de vous sans cesse.

iga LA GOAITESSE D'HOUDETOT.

Vous avez trouvé vous-même la raison de vous consoler de ses injustices; cette raison est solide et douce et vous convient mieux qu'à personne ; votre cœur vous justifie, et le mien vous honore : tout cela n'aurait point lieu, si ses reproches étaient fondés, mais ils sont trop injustes pour être durables, une âme comme la sienne peut-elle se fermer à la voix de l'innocence et à celle de l'amour réunies? Tranquillisez-vous donc, je vous en conjure; continuez à mériter votre propre estime, et je vous réponds que vous ne perdrez jamais la sienne.

Voilà, ma chère amie, le billet de M'"" d'Epinay et ma réponse. Je donnerais tout au monde pour en être encore à douter, comme vous; mais malheureusement cela m'est impossible. D'ailleurs, ma lettre lui a été montrée, l'infâme réponse qui m'a été faite a été concertée avec elle; elle avait reçu avant son départ le billet qu'elle prétend n'avoir reçu qu'à Genève, elle s'est donné le temps de méditer sa réponse et a demeuré trois jours à Genève avant de la faire, j'ignore à quel dessein. En parlant des réparations que j'ai dit lui devoir, elle ne dit pas que j'ai toujours ajouté : En cas que mes soupçons fussent mal fondés. et ils ne sont que trop justifiés. En un mot, quand il n'y aurait aucun fondement à mes principaux griefs contre elle, elle a des manœuvres trop cachées, trop d'adresse, d'astuce et de ruse dans toute sa conduite, pour que son caractère et le mien puissent s'accorder. Moi qui passe ma vie à faire des étourderies, je ne veux point d'amis si prudents, j'ai toujours eu de l'aversion pour les gens qui ne font jamais de fautes.

Notre ami m'invite à vous aller voir, et je n'en fais rien. Que dites-vous de cela, mon aimable amie? Ne voilà-t-il pas bien de la tiédeur pour un homme qui se pique d'un si tendre attachement? Je ne sais, mais il me semble que je n'ai pas peur que vous disiez cela, ni que vous le pensiez.

Voici ma réponse pour notre ami : Quelque plaisir que me fassent ses lettres, je vous prie derechef de l'engager à ne pas m'écrire, jusqu'à ce qu'il se sente mieux en état.

JEAN-JACQUES ROUSSEAU. igS

Je suis charmé que vous soyez contente de ma précédente lettre : c'est une marque assurée que les avis qu'elle contient sont superflus; ils seraient difficilement aussi bien reçus, s'ils étaient plus nécessaires. Mais je connais trop bien votre cœur pour vous rien dire qui vous ofl'ense, et vous trop bien le mien pour vous offenser de rien de ce que je vous dis.

Je voudrais savoir comment vous passez votre temps ; je voudrais avoir un détail de vos occupations, de vos amusements, de vos sociétés, et de tout ce que vous faites. Daignez satisfaire là-dessus mon empressement, autant qu'il ne sera pas indiscret. Pour tromper les ennuis de ma solitude, je voudrais, à chaque heure du jour, imaginer ce que font mes amis, et pour cela il faudrait savoir à peu près ce qu'ils ont accoutumé de faire.

Vous m'effrayez en me demandant déjà ce que j'ai fait de vos copies. Eh! mon Dieu! à peine sont-elles commencées, mais me voilà tancé de mi paresse, et je m'en vais m'y mettre tout de bon pendant un mois ou six semaines, sans faire autre chose, afin de pouvoir un peu les avancer. C'est d'ailleurs une occupation oiseuse qui laissera à mon esprit le temps de se remettre, et aux idées effarouchées le temps de revenir, s'il y a moyen.

J'aurais voulu que vous n'eussiez eu que le tout ensemble, mais votre empressement est trop obligeant pour n'y pas répondre, et je vous enverrai chaque partie à mesure qu'elle sera faite. Adieu, mon unique amie. Je vous recommande pardessus tout d'achever de rétablir votre santé : qu'avez-vous de mieux à faire qu'à donner à cela tout l'hiver, afin d'en jouir ensuite plus agréablement de la société de vos amis, quand vous leur serez rendue; au moins si jamais... ô avenir!

Le philosophe, on le voit, ressent un peu de calme, l'avenir lui sourit, et il donne carrière à quel-

que beau rêve d amitié. La réalité brutale, hélas! va le tirer de cet état d'àme fortuné.

Réponse de Madame dHoudetot à la lettre précédente de Rousseau du 30 novembre 1757.

Paris, ce 2 décembre.

J'ai reçu, mon cher citoyen, votre lettre du 3o, et j'ai envoyé celle qui était pour notre ami ' . Je vous remercie mille fois de la manière dont vous êtes entré dans ma peine et de ce que vous m'avez dit pour la diminuer. Je sens bien vivement, mon cher citoyen, tout ce que je dois dans cette occasion à votre amitié pour moi. Je suis à présent aussi contente que je peux l'être de notre ami, et je puis avec cela tout supporter. Il m'a fait approuver ses raisons, pour ne point se rendre à Paris dans ce moment, et son cœur me donne toutes les consolations qui peuvent me rendre cette privation supportable. Cependant vous croyez bien que je la sens encore assez pour être fort à plaindre jusqu'au temps où je pourrai le voir. C'est là le cas de faire usage de sa philosophie et de sa raison. On peut l'appliquer aux peines qui ne nous viennent que du coeur, et c'est ce que je tâcherai de faire. On est bien fort quand on n"a point à se plaindre de ce qu'on aime. Mais c'est assez vous parler de moi, mon cher citoyen. Je vois avec chagrin que vous avez écrit à M'"" d'Epinay une lettre " oij vous paraissez déterminé à rompre avec elle. Si vous m'eussiez consultée aupa-

2. Il est sans doute question ici du billet de Rousseau à M"" d'Épinav du 28 novembre, qui commence ainsi : « Si l'on mourait de douleur, je ne serais pas en vie, mais enfin j'ai pris mon parti. L'amitié est éteinte entre nous », etc.

JEA>.'-JACQUES ROUSSEAU. 195

ravant de l'écrire, je ne vous l'eusse point conseillée. Il était très aisé de vous en éloigner peu à peu, si vous conserviez de justes ressentiments contre elle, sans afficher la rupture. De plus, cher citoyen, si comme cela n'est pas impossible, et comme j'aime à le croire, on vous en avait imposé sur les rapports que l'on vous a faits d'elle, les raisons tirées de son caractère dont vous me parlez ne sont pas suffisantes pour vous brouiller tout à coup avec une amie de 10 ans, et dont vous avez du connaître et dont a^ous avez sans doute supporté le caractère pendant tout ce temps.

Je vous parle toujours, mon cher citoyen, avec toute la franchise que l'amitié doit donner, vous me l'avez permis et je ne crois point déguiser ce que je pense à mes amis. Au reste, mon cher citoyen, trouvez bon que je ne vous donne plus de conseils dans une affaire où vous paraissez déterminé à agir contre ce que vos amis ont pu vous dire. Je me bornerai seulement à vous dire, si vous le voulez, ce que je pense sur ce que vous voulez faire, et d'après cela je vous répète que je crois que vous faites très bien de rester à l'IIermitage', et que je crois que vous avez très mal fait d'écrire à M"" d'Epinay comme vous avez fait.

Je vous conseillais de rester à l'Hermitage dans la \Tie d'éviter un éclat qui me paraît toujours fâcheux et d'éviter d'afficher la rupture, parce que cela vous mettait dans le cas ou de revenir à votre amie, si vous avez vu d'ici au printemps qu'on avait tort de l'avoir accusée, ou de vous retirer alors sans bruit si vos griefs continuaient. Or, la lettre que vous avez écrite est absolument déplacée d'après ce plan, et vous pouviez répondre au billet de M"'" d'Epinay sans afficher, comme vous faites, votre rupture avec elle. Je ne vous en parlerai plus, mon cher citoyen, vous aurez le temps pendant tout l'hiver de faire

I. M™" d'E[)iaay cite dans ses .1/mojVes un fragment de lettre deM^'d'Houdetot qui dit de Rousseau : c< Je vous avoue que je l'ai pressé de ne point quitter l'Hermitage. »

196 LA COMTESSE D'IIOUDETOT.

des réflexions, et vous vous conduirez toujours bien quand vous ne le ferez pas d'après quelque passion.

Je n'ai rien à vous dire, mon cher citoyen, sur le parti que vous prenez de ne point venir à Paris; je ne vous soupçonne pas de le prendre par indiflerence. Je joindrais mes prières à celles de votre ami pour vous engager à venir, si je pensais que vous le pussiez sans inconvénient. ^ ous savez bien tout le plaisir que j'aurais à vous voir, j'en verrai arriver le moment avec bien du plaisir, mon amitié pour vous vous en répond.

Je m'occupe beaucoup de ma santé, mon cher citoyen, elle est trop chère à tout ce à quoi mon cœur s'attache pour n'y pas donner tous mes soins; c'est pour eux que j'aime la vie, et c'est pour eux que je la veux conserver. 0 amour ! 0 amitié ! tant que vous existerez pour moi, vous embellirez mes jours, et vous me les rendrez chers ! — Ne me demandez pas quelle est ma vie; je remplis indifféremment les devoirs de la société, auxquels je ne fais que me prêter : je vois mes deux amies pour ma satisfaction particulière, je vais aux spectacles pour mon amusement et ma dissipation, mais mon occupation la plus chère, la plus continue, la plus délicieuse, c'est de me livrer aux sentiments de mon cœur, de les méditer, de m'en nourrir, de les exprimer à ce qui me les donne ; voilà ce qui compose ma véritable vie, et qui me fait sentir le plaisir d'exister. Tous mes jours sont uniformes d'après ce tableau, et vous en pouvez juger. Voilà ce qui m'occupe après mes devoirs dans ma maison et pour mes enfants que j'aime, et pour lesquels mes soins sont si doux.

Je vous exhorte, mon cher citoyen, à presser vos copies. Ce n'est point en personne pressée d'un ouvrage commandé que je vous en presse, c'est en amie pressée de jouir de ce qui vient de vous, d'un ouvrage où je trouverai mille choses qui fortifieront mon âme et la rendront meilleure. C'est un bien qu'il me sera doux de devoir à l'amitié. ^ ous m'avez promis, mon cher citoyen, la description de vos estampes, je vous prie

de me l'envoyer, je crois qu'elles ne pourront qu'ajouter à l'intérêt de l'ouvrage. Vous ne me dites point si vous avez fait quelque accommodement avec votre libraire. Adieu, mon cher citoyen. J'ai grande envie d'avoir la Julie, qui ne peut qu'entretenir en moi tout ce qu'il peut y avoir de bien, et que vous m'exhortez de conserver d'une manière si charmante dans votre avant-dernière lettre. Je la relirai souvent, cette lettre. Si elle ne me sert point de préservatif contre des dangers qui n'existent pas pour moi, elle est au moins une preuve bien douce de l'intérêt que vous prenez à moi, animé par les sentiments les plus vertueux; elle ajouterait encore, s'il était possible, quelque chose aux charmes de tous les sentiments qui sont en moi, et dont mon cœur sent tout le bonheur et la volupté.

{Manuscrits de Neuchàtel.)

DIXIEME LETTRE INEDITE

Pour en finir au sujet de l'EriTiitage, Rousseau avait écrit a M"" d Epinay à Genève, le 28 novembre. Il lui disait : « J'ai voulu quitter l'Ermitage et je le devais. Mais on prétend qu'il faut que j'y reste jusqu'au printemps : et, puisque mes amis le veulent, j'y resterai jusqu'au printemps, si vous y consentez. »

Cette phrase était pleine de franchise, mais elle devait raviver la jalousie de M""*' d'Epinay. Elle ne savait que trop qu'au nombre de ces amis, dont parlait le philosophe, était M"" d'Houdetot, sa rivale victorieuse auprès de lui. Elle se sentit blessée, et se montra cruelle.

Lettre de Madame d'Houdetot à Rousseau.

Ce mardi, 6 décembre.

Vous aurez toujours tort, mon cher citoyen, quand vous soupçonnerez mon amitié pour vous. Vous devez me connaître et être sur que je suis aussi ferme sur l'amitié que sur l'amour. Demandez-le à mon ami, il vous dira qu'il n'a jamais été malheureux que quand il en a douté, et il a toujours eu tort de l'avoir fait. Je montrerai votre prospectus à mon frère' sans le lui laisser. Je vous puis jurer que votre lettre à Voltaire' n'est point sortie de mes mains; mais sur ces sortes de choses j'ai à vous dire que je ne vous réponds jamais que de ce que vous n'aurez confié qu'à moi. Si j'avais eu la faiblesse de la confier, j'aurais le courage de vous le dire; mais n'ayez point là-dessus d'indigne soupçon, et croyez-moi sincère ou ne me confiez rien.

Adieu, mon cher citoyen. L'ami est toujours à Aix. Les eaux lui font du bien. Les progrès sont lents, mais ce sont toujours des progrès. Je suis un peu mieux moi-même, mais toujours triste. Ma tristesse est douce, je ne m'en plains plus, je n'ai qu'à me louer de lui; elle est devenue même un plaisir pour moi, je m'y complais. Je vous enverrai du papier. Adieu encore, cher citoyen, comptez sur votre amie, et, sans calculer l'amitié sur l'intervalle des lettres, soyez bien assuré que la mienne ne peut changer pour vous, que je vous en assure un jour plus tôt ou un jour plus tard.

Ne quittez pas l'Hermitage encore une fois dans ce moment ; je crois encore que vous feriez fort mal.

(Manascrit) de Neiichdtel .)

1. M. de Lalive de JuUy, qui s'intéressait aux estampes, et à qui Rousseau écrivit.

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